Obesite et thyroide iode

Différents symptômes peuvent faire suspecter une hypothyroïdie. Une prise de sang permet de poser le diagnostic. Tous les symptômes ne sont pas toujours présents et ils apparaissent généralement de façon très progressive. Ainsi les hypothyroïdies légères sont souvent asymptomatiques.

On ignore ce qui déclenche cette maladie, souvent appelée maladie de Hashimoto. Certains médicaments peuvent bloquer la production des hormones thyroïdiennes. Des inflammations de la thyroïde, appelées thyroïditesdont le mécanisme est également auto-immun, peuvent causer une hypothyroïdie. De même, la radiothérapieutilisée pour traiter des cancers de la région du cou cancers ORLpeut entraîner une hypothyroïdie.

Celle-ci survient quelques mois ou même quelques années après le traitement. Comme la plupart des glandes du corps, la thyroïde ne fonctionne pas toute seule. La dose dépend essentiellement du poids de la personne.

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Chez une femme enceinte, une hypothyroïdie peut entraîner des complications pour la grossesse p. Grâce au dosage de la TSH dans le sang, on obtient des informations sur la quantité d'hormones thyroïdiennes produites. Il existe deux situations possibles. On parle alors d' hypothyroïdie. Les fonctions de l'organisme tournent au ralenti. Il est possible de ressentir de la fatigue, une frilosité, une constipation ou de prendre du poids par exemple alors que l'appétit a tendance à diminuer.

Dans le cas d'une hypothyroïdie, la TSH peut être normale ou basse, et par conséquent le taux des hormones hyroïdiennes bas. L'hypothyroïdie est le trouble le plus fréquent de la thyroïde et elle touche plus de femmes que d'hommes ; sa fréquence augmente avec l'âge.

On parle alors d' hyperthyroïdie. Les fonctions de l'organisme sont comme "accélérées". Les personnes concernées peuvent se sentir nerveuses, avoir des selles fréquentes, trembler et perdre du poids par exemple.

Dans les deux cas, si l'anomalie hormonale n'est pas corrigée, il peut y avoir des symptômes cardiaques. A noter, l'hyperthyroïdie comme l'hypothyroïdie peuvent être frustres ou "infracliniques"autrement dit avec une simple anomalie de la TSH sans anomalie de la T4. Devant des symptômes évcateurs d'un dysfonctionnement de la thyroïde voir paragraphe ci-dessusle diagnostic commence par une palpation de la base du cou pour confirmer la présence du nodule thyroïdien.

Et une prise de sang est indispensable pour analyser la production d'hormones. La prise en charge comporte des médicaments appelés anti-thyroïdiens de synthèsede l'iode radioactif ou la chirurgie. Lorsqu'un nodule est découvert de manière fortuite, qu'il y ait des troubles ou non de la fonction thyroïdienneil peut être pertinent de faire passer certains examens au patient. Leur objectif est de vérifier le nombre de nodules présents et leur nature. En cas d'anomalie de l'hormone TSH, il y a la scintigraphie qui utilise de l'iode radioactif et analyse précisément le nodule : elle détermine si le nodule sécrète ou pas des hormones thyroïdiennes.

On parle ainsi de nodule "chaud" s'il en produit ou "froid" si ce n'est pas le cas. Si elle est plus importante, une diminution de l'apport énergétique est probable et des troubles du comportement alimentaire devront être recherchés. Le tableau 1 illustre de manière schématique la probabilité la plus élevée de dysfonction thyroïdienne chez un sujet ayant un poids normal par rapport à un patient obèse.

La figure 1 illustre les variations de TSH et de thyroxine T4 libre lors de la normalisation de la fonction thyroïdienne selon l'importance de l'hypofonction. Lorsque les taux de ces deux hormones sont normaux, pendant une période d'au moins quatre mois, un rôle significatif des hormones thyroïdiennes dans la persistance du surpoids du patient sera écarté.

Un réglage fin de la substitution thyroïdienne peut être réalisé en augmentant la dose quotidienne de levothyroxine d'environ 12,5 mg par jour, dans le but d'obtenir un taux de TSH dans le tiers inférieur de la norme et de T4 libre dans le tiers supérieur.

Les forum i regime obligatoire de dose se feront en respectant des délais d'au moins deux mois, des modifications rapides pouvant conduire à des hyperthyroïdies iatrogènes. Un tableau comportant les valeurs de laboratoire, l'évolution du poids et les symptômes de l'hypothyroïdie est utile. Si ces derniers ont disparu et que les tests sont normaux, le surpoids ne pourra ainsi clairement pas être attribué à la glande thyroïde!

Lors d'anomalie de la fonction thyroïdienne, il faut s'intéresser d'emblée aux habitudes alimentaires du patient ainsi qu'à son activité physique. Comme dans l'article précédent, l'établissement d'une histoire pondérale est utile, permettant de mieux saisir certaines réalités objectives, basées sur la physiopathologie de l'équilibre énergétique, et de ne pas nourrir de faux espoirs sur une perte pondérale lors du traitement de l'hypothyroïdie.

Tant le corps médical que le grand public évoquent avec ardeur le rôle des hormones thyroïdiennes dans le contrôle du poids. Une publication de proposait d'inclure l'obésité parmi les critères diagnostiques de l'hypothyroïdie. EnLyon s'intéressait à l'effet des extraits thyroïdiens, le comparant à un régime dans le traitement de l'obésité. Cette situation semble exceptionnelle.

Encependant, Krotkiewski recommande l'usage de la triiodothyronine T3 chez les patients obèses euthyroïdiens, en complément d'un traitement diététique, dans plusieurs contextes cliniques. La lecture d'un tel article, associée à une recherche sur Internet, peut ainsi conduire un patient obèse à consommer des hormones thyroïdiennes pour perdre du poids.

La recherche médicale n'est pas innocente dans un tel contexte, car elle s'est intéressée à identifier et caractériser des thyromimétiques en vue de traiter l'obésité et l'artériosclérose, considérant l'influence des hormones thyroïdiennes sur le poids corporel et le taux de cholestérol. Les récepteurs aux hormones thyroïdiennes comportent deux sous-types, le TR-alpha contrôlant la fréquence cardiaque et le TR-bêta impliqué dans la diminution du cholestérol et de l'élévation du métabolisme basal.

Chez l'homme, la dépense énergétique dépend de nombreux facteurs : le métabolisme basal ou de repos, son coût énergétique, le stockage des aliments, l'effet thermique de l'exercice et l'adaptation de la thermogenèse à l'environnement. La régulation du poids dépend également de nombreux facteurs, principalement nerveux et endocriniens et résulte ainsi d'un équilibre complexe où une mauvaise balance énergétique, même très modérée, peut conduire à de grandes modifications du poids corporel.

La figure 2, adaptée d'un travail d'Enrique Silva, illustre les modifications de la dépense énergétique liée à la thermogenèse, mettant en évidence la très nette différence entre l'hypothyroïdie et l'hyperthyroïdie à la température de neutralité. Cette température de neutralité est déplacée vers le bas en cas d'hyperthyroïdie et vers le haut dans un contexte d'hypothyroïdie.

Les mécanismes physiopathologiques impliqués dans l'effet calorigène des hormones thyroïdiennes dépassent le sujet de ce travail, la revue de Silvestri détaille l'importance des voies biochimiques ainsi que les protéines et gènes régulant la chaîne respiratoire.

Une étude prospective, sur le métabolisme basal, au sein d'une population franco-italienne de volontaires, a montré que les hormones thyroïdiennes et la diminution de la masse maigre n'expliquaient que peu la diminution de la dépense énergétique liée à l'âge.

L'étude de Kong et coll. En présence d'une hypothyroïdie préclinique ou modérée, la variation attendue du poids est absente ou minime alors qu'en cas d'hypothyroïdie plus sévère, elle sera de plusieurs kilos et dépendra surtout de la rétention d'eau du patient, facile à objectiver cliniquement, notamment au visage et aux mains.

De nombreuses publications s'intéressent actuellement à mieux décrire les modifications métaboliques, la dépense énergétique lors de variations des hormones thyroïdiennes ainsi qu'au développement d'analogues des hormones thyroïdiennes permettant de favoriser une perte pondérale ou une diminution du cholestérol sans les effets secondaires de ces hormones.