Ai regime militar medici

In this regard, the article attempts to historicize the new concept and then discusses it from various angles in order to show that the new characterization is unsatisfactory and has been imposed without any larger theoretical discussion. Les militaires dirigent six ministères et sont à la tête de toutes les entreprises publiques. Depuis toujours. Disparaissent des écrans les civils qui ont profité de la dictature.

Ceux qui ont financé le système répressif. On peut en dire autant des groupes sociaux, non négligeables, qui ont à un moment donné soutenu, directement ou non, la dictature. Le pouvoir judiciaire avait retrouvé son autonomie. Le pluralisme politique et syndical était une réalité. Comment peut-on prétendre que tout ceci aurait pu avoir lieu sous une dictature? En présentant un programme de recherche sur ce thème, la nouvelle historiographie marque sans nul doute un point important.

Otavio Chirio73 et Ensuite se pose la question cruciale de la structure du pouvoir. Nous nous contenterons ici de souligner les lacunes du discours de la nouvelle historiographie sur le thème des classes sociales. Castro Cette caractéristique a été poussée à son paroxysme après Dans son ouvrage pionnier, Eliézer Rizzo de Oliveira fut le premier à en analyser la construction Oliveira Mêlé aux traditions locales brésiliennes, ce système a fourni au régime un ciment idéologique sans équivalent dans visage ride synonyme société civile.

La principale caractéristique de ce système serait sa réaction systématiquement négative face à un monde extérieur en apparence inintelligible, parce que différent des États-Unis. Pour Hartz, le dogme selon lequel les avantages de ce libéralisme vont de soi a conduit à conclure que rien ne permettait légitimement de ne pas les accepter.

Eduardo Jorge admite o que Dilma sempre escondeu: “Éramos a favor da ditadura do proletariado”

Pour la première fois au xx e siècle, les militaires se sont montrés prêts à ne pas rendre le pouvoir aux civils après avoir destitué un gouvernement constitutionnel. Cardoso a bien perçu que les nouveaux régimes sont par essence démobilisateurs, ce qui les différencie du fascisme.

On pourrait donc plutôt envisager comme une étape de transition contrôlée. Le processus demeurait en effet extrêmement fragile et il pouvait être remis en cause à tout moment. Dans un tel contexte, ce sont des dynamiques exclusivement militaires qui ont abouti au choix du général Emílio Médici pour succéder à Costa e Silva Gaspari b, 77 En effet, à cette période [ Chirioet Alves, Maria Helena Moreira.

Petrópolis: Vozes. Beozzo, José Oscar. Cardoso, Fernando Henrique. O modelo político brasileiro e outros ensaios. Rio de Janeiro: Paz e Terra [éd. Princeton: Princeton University Press]. Castro, Celso. O espírito militar: um estudo de antropologia social na Academia Militar das Agulhas Negras.

Rio de Janeiro: Jorge Zahar Editor. Chirio, Maud. La politique des militaires.

Dictature militaire au Brésil (1964-1985)

Thèse de doctorat. A política nos quartéis: revoltas e protestos de oficiais na ditadura militar brasileira.

Rio de Janeiro: Zahar. Ernesto Geisel.

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Rio de Janeiro: FGV. Contrairement aux autres pays du Cône Sudil n'y a toujours eu aucun procès contre des responsables de violations des droits de l'homme sous la dictature, en raison de la loi d'amnistie dedont l'interprétation restrictive est contestée par l'Ordre des avocats du Brésil OAB [ 20 ].

La loi d'amnistie, approuvée par le Parlement brésilien le 22 aoûtgarantit l'absence de poursuites à la fois contre les policiers ou les militaires tortionnaires et contre les opposants engagés dans la lutte armée contre le régime d'exception. Cette loi qui a permis le retour des exilés politiques au Brésil mais qui protège les tortionnaires, est toujours en vigueur. Votée six ans avant la fin de la dictature, à la grande satisfaction des opposants de l'époque qui la saluèrent comme une victoire, l'amnistie avait été perçue comme l'annonce du retour progressif à la démocratie.

Depuis, le pays n'a jamais vraiment débattu des séquelles de cette période.

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En Argentineoù la loi a été abolie, des militaires auteurs de crimes ont été jugés et condamnés. Au Chilila loi a survécu mais des criminels ont également comparu devant la justice [ 21 ]. Le président Fernando Henrique Cardoso fait adopter un mécanisme d'indemnisation des victimes et de leurs proches en Dès sa création enla Commission avait comptabilisé décès et disparitions. Une loi instaura la reconnaissance du statut de victime à des personnes qui n'avaient pas choisi la lutte armée, mais qui étaient tombées sous ce régime, comme Rubens Beirot Paiva ex-député fédéral mort endont le corps n'a jamais été retrouvé et Vladimir Herzog journaliste mort en Trois cent trente-neuf familles ont alors adressé une demande à la Commission.

Les conseillers avaient analysé en chaque situation. Ils avaient ainsi reconnu nouvelles victimes et rejeté demandes. Tous les étrangers morts au Brésil ou les Brésiliens disparus à l'étranger avaient été exclus. La Commission avait également réclamé des amendements au niveau de la loi, afin de pouvoir inclure les victimes qui s'étaient suicidées. Elle avait ainsi pu indemniser les familles concernées. La Commission avait reconnu les décès dans des manifestations, comme celui d'un étudiant Edson Luís, dont l'immolation, enavait déclenché une révolte étudiante à Rio de Janeiro [ 22 ].

Ainsi, en juin, un dirigeant de la guérilla urbaine tué enle capitaine Carlos Lamarcaavait été réintégré dans l'armée, qui le considérait comme un déserteur depuisavec le grade de colonel.

La veuve avait eu droit à la pension équivalente, avec rétroactivité. Leurs deux enfants, qui ont vécu onze ans à Cubaont également été indemnisés. Le montant des indemnités faisait débat, car il était calculé en fonction de la carrière professionnelle interrompue par la répression. La question des indemnités incluant les victimes survivantes provoqua une controverse. En aoûtle gouvernement brésilien publiait un livre intitulé Le droit à la mémoire et à la vérité où il reconnaissait pour la première fois la responsabilité de l'État dans les crimes commis pendant les années de la dictature Le livre-rapport concluait les onze années de recherches de la Commission spéciale sur les morts et les disparusmise en place par le président Fernando Henrique Cardoso et maintenue durant quatre gouvernements [ 22 ].

Cet ouvrage de pages [ 24 ] retraçait l'histoire de opposants politiques à l'ultime régime militaire au Brésil, morts ou disparus. Même si tous les cas étaient connus, le mérite principal du livre était qu'il reconnaissait la responsabilité de l'État.

Pour la première fois également, le nom de certains tortionnaires figurait dans un document officiel qui reconnaissait aussi que la répression brésilienne avait agi hors du pays: en en Bolivieen au Chili et en Uruguay et en en Argentine.

C'était ainsi la première fois que l'État reconnaissait des actes de barbarie, sous la forme de détentions arbitraires, tortures, exécutions de prisonniers, décapitations, écartèlements… L'État consacrait également une fiche à la mémoire de chaque victime en tentant d'éclaircir les circonstances de sa mort.

Le livre recommandait la création d'une instance administrative chargée d'entendre militaires et policiers, afin de permettre de retrouver les restes des disparus [ 23 ]. Le nombre de morts et disparus ouvrant droit à des réparations de l'État était porté en à [ 23 ]. L'ouvrage était présenté selon l'ordre chronologique des dates de décès, ce qui en facilitait la lecture dans un contexte historique. Ainsi, enalors que les guérillas urbaine et rurale n'existaient déjà plus, on ne comptait aucun mort, uniquement des disparus.

C'était alors l'apogée de la politique officielle de violence. L'ouvrage a soulevé des polémiques de la part des deux bords. Il a déplu à certains militants des droits de l'homme qui exigent la poursuite des enquêtes jusqu'à ce qu'on puisse identifier et juger les militaires responsables de ces tortures et exécutions.

De tous les disparus, à peine trois corps avaient à ce jour été retrouvés et formellement identifiés. Pour faire la lumière, Lula, lui-même emprisonné sous la dictature tout comme d'autres membres de son gouvernement, devait sans doute enjoindre aux militaires de fournir toutes les informations nécessaires pour retrouver les ossements dont eux seuls connaissent la localisation. Une décision sensible. À ce jour, au Brésil, aucun militaire n'a jamais été poursuivi pour les crimes commis sous la dictature [ 24 ].

L'ouvrage a également déplu aux militaires. Aucun des commandants des trois forces n'a été invité à sa présentation. Une fois informés et après s'être consultés, ils ont décidé de ne pas s'y rendre et de n'y envoyer aucun représentant, même invité. Le ministre de la Défense, Nelson Jobimquant à lui, était présent. Les militaires se plaignaient de la partialité de l'ouvrage, qui citait les victimes de la dictature en oubliant les 99 victimes de la guérilla.

D'ailleurs, la Commission n'en avait indemnisé aucune. Vannuchi expliquait que la loi qui avait permis la création de la Commission ne prévoyait que la reconnaissance des victimes de la répression de l'État et qu'il faudrait en adopter une autre pour reconnaître et indemniser les victimes de la guérilla [ 22 ]. L'armée est fermement invitée à y collaborer [ 18 ]. Le gouvernement Lula était divisé entre le ministre de la Défense, Nelson Jobim, qui se faisait l'écho des forces armées opposées à une réouverture du dossier et, d'un autre côté, le ministre de la Justice, Tarso Genro, et le secrétaire d'État aux droits de l'homme, Paulo Vanucchi, pour qui les crimes contre la dignité humaine, tels que la torture, les exécutions sommaires ou les disparitions forcées, restent imprescriptibles.

Ces conclusions seront adoptées à l'issue d'un long processus de déposition des victimes, de convocation et d'interrogation des personnes accusées. Si Lula a ordonné, le 21 décembrela communication des archives détenues par l'État, il a maintenu la classification des archives de la Défense [ 20 ]. Les militaires affirmaient avoir détruit les archives de l'armée, le gouvernement Lula en avait demandé des preuves, sans résultat [ 25 ].

Cette annonce s'inscrivait dans le nouveau plan des droits de l'homme, approuvé fin décembre par le président Lula da Silvaqui prévoyait l'interdiction des symboles religieux dans les établissements publics, la dépénalisation de l'avortement, l'autorisation du mariage homosexuel et l'adoption par des couples du même sexe.

Ce III e Programme national des droits de l'homme préconisait au total l'adoption de quelque mesures et le vote de 27 lois nouvelles touchant à tous les domaines. En décembrel'annonce du président Lula de créer cette Commission de la vérité a surtout suscité l'opposition des militaires, deux de leurs trois commandants ayant menacé de démissionner, conjointement au ministre de la Défense Nelson Jobim [ 20 ][ 21 ].

Quant à l'annulation de certains textes, l'armée redoutait qu'elle vise en priorité la loi d'amnistie votée en août Les chefs de l'armée ont alors obtenu de Lula qu'il s'engage à modifier certaines dispositions du projet [ 28 ].