Regime dei minimi quanti anni dura

UAragon était riche et puissant, et le nouveau roi put disposer de bases solides sur lesquelles s'appuyer pour affírmer son autorité dans ses nouvelles possessions.

Ajouter à cela une habile politique de concessione à des barons inca ables de s'entendre entre eux pour élaborer une quelp. Eric'est Ferrante 6 fds naturel d'Alphonse V qui monta sur le tróne de Naples, alors que jean 7le frère du roi défunt requt les anciennes possessions espagnoles.

Le royaumè se retrouvait une fois de plus seul face à lui-méme, et l'arrivée au pouvoir du nouveau monarque donna le signal de la révolte, car malgré la reconnaissance de ses droits par le Saint Síège, les barons ne tardèrent pas à contester sa légitimité et à soutenir contre lui un nouveau prince français, Jean d'Anjou. Uaffrontement commen a dès lorsque ce dernier arriva dans l'embouchure du Volturne. Le royaume fut à nouveau déchiré, mais Ferrante s'imposa en Il reprit alors eri mains le royaume, menant un combat sans merci contre les barons, luttant contre leurs abus et réprimant très durement leurs soulèvements, n'hésitant pas au besoin à recourir à des ruses pour se débarrasser de ses adversaires.

C'est ce qua fit une prémière fois en avec le condottiere Jacobo Piccinino qui s'était joint à la révolte des barons enet qu'il répéta une seconde fois eri toujours avec des barons qui, fidèles à leur esprit de rébellion, avaient à nou botox in your eyes contesté l'autorité royale. Soít A éliminait de fa on definitive scs adversaires eri les faisant exécuter, soit il les jetait en prison.

Il est d'ailleurs fait allusion dans les témoignages du procès de canonisation de François de Paule aux nombreux prisonniers de Ferrante. De ce point de vue le míracle que saint Fran ols aurait accompli en ressuscitant des poissons reliés entre eux par un fil est très révélateur 9.

Les mots qu on lui prete en cette occasion ne font que confirmer cela. Le quatorzième témoin du procès, maltre Petrus Genvise rapporte qu'en les voyant relíés par la gueule, il se serait exclamér, "Regardez comme on a emprisonné ces malheureux" On ne peut étre plus esplicite. Ferrante participa également aux grandes entreprises de son temps, comme la lutte contre les Turcs. En effet, ences derniers s'emparerent d'Otrante.

C'est le dernier grand événement que connut l'Italie du Sud avant le départ de FranQois pour la France en Huit témoins du procès de Cosenza s'y réfèrent. Le Saint auraít méme prédit d'après Franciscus de Florio 11la prise de la cité. Les témoignages du procès qui font allusion à cet événement traduisent bien le choc, le drame que fut pour les contemporains l'arrivée des Turcs dans la pénínsule.

Un autre 13 rapporta la bénédiction par François des troupes du comte d'Arena qui partaient combattre les Infidèles. Nous pouvons donc le constater, la prise d'Otrante résonna comme un coup de semonce dans l'Italie déchirée du XVè siècle.

Coup de semance assez fort pour unir les princes italiens, et faire taire leurs querefies face à leur ennemi commun. Le danger était d'autant plus grand que l'on redoutait que la place ne devien e la téte de pont d'une invasion turque en Italie.

La réaction ne se fit donc pas attendre et enle pape Sixte IV constitua une ligue qui regroupait les différents Etats de la péninsule, l'empereur, le roi de Hongrie et Louis XI pour faire face à l'envahisseur. La chance fut du cóté des Catholiques car la méme année disparaissait Mahomet II. La lutte pour le pouvoir qui s'ensuivit alors entre les fils de ce dernier fut un facteur favorable à l'entreprise du duc de Calabre, fils de Ferrante, qui en septembre reprit Otrante Le royaume de Naples et donc la Calabre furent très durement touchés par ces luttes, ces déchirures, ces affrontements, ces guerres incessantes qui plongèrent le pays dans de graves crises.

Crises qui au-delà de la tragédie politique étaient également d'ordre économique, la misère découlant en droite lígne de la guerre. Pour preuve la díminution spectaculaire de la population du royaume qui passa de í 3. Il faut cependant souligner que la guerre n'est pas seule responsable de cet effondrement démographique. Il faut y ajouter les catastrophes naturelles comme les tremblements de terre nombreux dans ces régions 16et surtout les épidémies comme la peste noire qui n'épargna pas le sud de l'Italie, ou encore la malaria ou la lèpre.

D'ailleurs au sujet de cette dernière maladíe, les témoignages du procès informatif de Cosenza nous donnent de très intéressantes indications. Ori y trouve mentionnés des cas de lepre qui sembleraient relever d'une contamination extérieure comme pour ce gentilhomme de Cosenza nommé Lipareto 17ou locale comme pour le jeune jorano Comme nous pouvons nous en douter, tout ceci était Ioin d'étre favorable à l'économie du pays.

Il y avait donc une mauvaise mise en valeur, ce à quoi il faut ajouter une nette prédaminance de l'élevage qui constituait un obstacle supplémentaire à la production agricole Après cette analyse de la situation politique et économique du royaume, on peut sans peine mesurer les angoisses terribles que devaient ressentir les populations de ces régions. Devant tant de catastrophes les Calabrais avaient fini par se laisser gagner par une passivité qui leur ótait le peu de force et de courage qui leur restaient.

Et comme si cela ne suffisait pas ils devaient en plus supporter une fiscalité de plus eri plus lourde. Uarrivée au pouvoir de la dynastie aragonaise avait eu entre autres conséquences un alourdissement des imp,5ts.

On trouvait un impót direct, la "Collecte", dont l'a'ssiette était calculée chaque année et qui servait pour les dépenses courantes, et les "dons" des sujets qui étaient en fait de véritables contributions forcées utilisées pour financer les dépenses extraordinaires Sous la monarchie aragonaise on assista à un alourdissement de ces prélèvements.

On trouvait toujours des impóts ordinaires mais ceux qui au départ étaient extraordinaires, avaient fini par devenir eux aussi ordínaires.

On les prélevait pour financer de grands événements comme le mariage des filles du roi par exemple 2 1mais surtout pour payer les guerres qui coutaient très cher.

Et s'il est bien connu que l'argent en est le nerf, le financement restait à trouver. La solution, l'ímpót! La lourdeur des prélèvements réduisait les paysans et de fa on plus générale l'ensemble de la population à une misère qui devenait chronique. François lui-méme s'éleva contre le poids fiscal. Ainsi de passage à la cour de Naples, enil refusa des pièces d'or que lui offrait Ferrante pour construire un couvent en ville, et fit iaiflir du sang de l'une d' elle, disant au souverain "Voilà le sang de tes suiets que tu opprimes 22!

Véridíque ou non, cet épisode symbolise bien cette voix que le Paolan faisait entendre contre les abus du roi, mais aussi contre les exactions des 'uissants. Face à tant de misères, face à tant d'épreuves, qui pouvait réconforter et redonner espoir à ce peuple? Certainement pas l'Eghse qui sortait elle aussi d'une grave críse.

L:élection de Martín V en avait mis fin à une longue et dramatique période de schisme ouverte à la mort du pape Grégoire XI en et qui avait vu l'affrontement de deux clans, l'un soutenant le pape de Rome, l'autre celui d'Avignon, chacun réfutant la légitimité de l'autre. Suite au concile de Píse enon en avait méme vu un troisième se former pour soutenir un autre prétendant au tróne de saint Pierre, désigné lors de ce meme concile.

Les consciences des fidèles furent profondément troublées par cet affrontement, et fi ne fait aucun doute que ce schisme fut en grande partíe responsable de l'affaiblissement du sentiment religieux des hommes du XVè siècle, au méme titre que le faste et la richesse étalés par la religion.

Lors d'un séjour à Rome, François s'en étaít offusqué et avait apostrophé un cardinal lui reprochant le luxe de son équipage UEglise n'était pas en mesure de réconforter les Calabrais, pas plus que ne l'étaient les ordres monastíques anciens encore présents dans la région, au XVè siècle. Qu'il s'agisse des Basiliens, ou des Cisterciens, tous étaient en plein déclin et incapables de répondre aux attentes et aux angoisses du peuple.

Quant aux nombreux ermites qui déjà au Xlè siècle peuplaient les collines et les foréts qui leurs offraient des refuges Ioin de toute forme de vie en société, du fait méme de leur mode de vie retiré et solitaire, fis vivaient coupés de la population. Seuls les Franciscains se maintenaient.

Leur ordre était de Ioin le plus dynamique 24 et certainement le moins discrédité. C'est dans ce contexte bien particulier qu'émergea la figure de saint François de Paule, car proche des pauvres gens, fi eri comprenait là détresse, les angoisses, les attentes, les besoins, et c'est son message empreint des valeurs évangéliques comme l'amour, l'humilité, ou la charité, qui redonna espoir aux Calabrais dont il se fit le défenseur.

Les rares informations que nous possédons sur les parents et les jeunes années de François d'Alessio, sont contenues dans un texte écrit eri par un auteur dont le désir était de rester anonyme, mais dont les biographes du Saint pensent avoir percé le mystère.

Biographie se rapprochant plutót d'une "vie de saint", et qui s'inscrit dans la plus pure tradition bagiographique. Autres sources, les témoignages recueillis eri Calabre du mois de juillet au mols de janvíeren vue de la béatification puis de la canonisation de François.

En effet sur les dix questione posées aux témoins, six concernaient les parents et les jeunes annés 25 du futur saint, et peuvent corroborar à l'occasion les informations apportées par "l'Anonyme". Informations qui lorsqu'elles sont données par un texte hagiographique, et c'est ici le cas, peuvent laisser l'historien perplexe tant il est difficile de faire la part du vrai et du faux de ces écrits.

Les ínformations recucillies sur les miracles ne suffisaient plus d'où l'ajout de questione se rapportant à la généalogie et à la vie du candidat aux autels. Le but était de mettre en évidence ses vertus et pour y parvenir on n'hésitait pas à lui appliquer des schémas hagiographiques qui ne correspondaient pas toujours avec la réalité, et qui curent pour conséquence "d'uniformiser" la vie des futurs saints. Monsieur Vauchez en a donné une description détaiflée qu'il est utile de rapporter icí sous forme de résumé, afin de pouvoir ensuite établir une comparaison avec les informations sur la vie de François données par les deux sources citées précédemment.

Les parents étaient toujours décrits comme étant de bons catho liques et on insistait beaucoup sur la légitimité de leur mariage. La mère jouait un róle important alors que le père fut pendant tout le XIIlè siècle présenté comme un obstacle à la "sainte" vocation de son enfant, comme ce fut le cas pour François d'Assise par exemple. Le candidat aux autels était souvent rattaché à une famille aisée, et si ce n'était pas le cas, un prodige accompagnait généralement sa naissance.

Leur voeu fut exaucé et c'est en signe de reconnaissance au saint dont ils avaient demandé l'intercession qu'ils prénommèrent leur fils Nicolas.

Enfin en insistant sur les années de jeunesse, on cherchait à démontrer que très tót le futur saint s'était comporté comme un adulte. Cette époque de la vie fut particulièrement mise en valeur à partir du XIVÈ siècle et présentée comme le moment de l'apprentissage culturel et de la formation chrétienne du candidat aux autels. Comparons maintenant cette description "ídéale" à la vie de François. Au cours du procès informatif, trois questione se rapportant directement à ses parents, concernant leur lieu de naissance et la légitimité de leur mariage furent posées aux témoins.

Mais parmi ces derniers, bien peu furent ceux qui donnèrent une réponse. En effet sur cent deux personnes interrogées, sculs deux nobles, deux religieux, un familier du baron de Belmonte, un copiste et deux paysans, soit un total de huit personnes 26 furent en mesure d'apporta des éléments, et encore certains d'entre eux ne firent que souligner la bonne réputation des parents de François.

Ce sont les deux paysans et les deux religieux qui apportèrent le plus d'informations. Ce n'est que plus tard que cette dernière vint dans la cité où naquit son fils, certainement à l'occasion de son mariage avec Jacobo. Mariage que tous les témoins dísent étre conforme aux règles de l'Eglise. En outre, tous soulignèrent que les époux étaient baptisés, vivaient en bons chrétiens, et jouissalent d'une bonne réputation. Jacobo et Vienna restèrent de nombreuses années sans avoir d'enfant. Ils désespéraient méme d'en avoir jusqu'à ce qu'ils adressent leur Noeu à saint François d'Assise.

Voeu qui fut exaudé pulsque Víenna donna le jour à un petit gargon. Une fois de plus ses prières furent entendues et c'est en signe de reconnaissance au grand Saint de l'Ombrie que l'enfant re ut le prénom de François. Parmí les témoins qui nous apportent le plus d'informations, le sixième de la liste, Joannes Antonachius semble étre l'un de ceux qui ont le mieux connu le Paolan.

En effet, non seulement il répondit aux questione cinq, six et sept, confirmant aux enquéteurs que François était considéré comme fils légitime et qu'il avait N,écu sa jeunesse en bon chrétien, mais en plus il témoigna de certaíns épisodes précis de son enfance. C'est à ce moment là que l'Anonyme situe l'épisode du cardinal. Choqué par le luxe de l'équipage de ce dernier, François lui en aurait fait le reproche, soulignant que "les apótres de Jésus Christ" ne se déplagaient pas entourés d'une telle pompe.

Ce à quoi le prince aurait répondu de ne pas se scandaliser car par les temps qui couraient, s'il en était autrement, la considératíon que le peuple avait pour l'Eglise s'en trouverait diminuée. Nous pouvons donc le constata, le schéma hagiographique décrit par André Vauchez est également valable paur saint François de Paule. Ses parents étaient unis par un mariage légitime, ils étaient bons chrétiens, et ce n'est qu'après s'étre recommand' es aux prières et à l'intercession d'un saint qu'ils donnèrent naissance à un fils après une longue période de stérilité.

Le róle joué par le père est inexistant alors que celuí de la mère est mis en valeur. Cette dernière est en effet présentée comme ayant favorisé la vocation de son fils puísqu'elle fit voeu de le placer dans un couvent Franciscain.

Enfín l'un des témoins rapporta que le Paolan fít un pèlerinage à Assise. Pèlerínage qui, en fait, marquaít le passage de l'adolescence à la vie adulte.

C'est donc avec une grande prudence qu'il faut aborder les informations données sur les parents et la jeunesse de François tant le prisme de l'hagiagraphie nous les restitue déformées. On ne peut cependant s'empécher de remarquer la présence très forte de saint François d'Assise.

Présence qui accompagna toute l'enfance et l'adolescence du Paolan. Il ne fait aucun doute que le fondateur des Franciscains devait faire l'objet d'une vénération particulière chez les parents du jeune Frangoís, puisque c'est vers lui que ces derniers se tournèrent pour exprimer leurs voeux. Une tese dévotion n'a d'ailleurs rien d'étonnant lorsqu'on la replace dans le contexte relígieux de la Calabre que nous avons analysé précédemment.

Les Franciscains étaient certaínement l'ordre le plus proche des fidèles, et surtout le moins discrédité aux yeux de ces derniers. C'est au retour de son pèlerinage à Assise que François qui n'avait pas encore quinze ans, décida de quitter ses parents pour vivre une expérience érémitique.

Il se retira dans un premier temps dans une cabane se trouvant sur des terres appartenant à sa famille, puis jugeant l'endroit certainement trop fréquenté, le quitta pour une grotte minuscule encore plus isolée Ce choix de mener une vie solitaire n'était pas en lui mémé une nouveauté 29 dans la région, et en se retirant au désert, François exprimait lui aussi le voeu de mener une vie faite de renoncement et de solitude. Action qui dès l'origine s'enracina dans une spiritualità et un mode de vie auquel il resta fidèle jusqu'à sa mort.

Cependant cette période érémitique fut de courte durée, car très vite d'autres personnes se joignirent à lui, faisant ainsi glisser peu à peu son expérience vers le cénobitisme. Malgré tout François ne désirait pas vraiment renoncer à la solitude, il n'y renon a d'ailleurs janiais complètement.

Cependant, il accepta la présence de ceux qui désiraient le suivre, se retrouvant à dix-neuf ans à la téte d'une petite congrégation. Combien de membres comprenait-elle? Il est difficile de le savoir avec précision.

La tradition affirme qu'ils étaient douze 3 1cbiffre hautement symbolique, mais que rien ne nous permet de vérifier. En revanche, nous savons qu'íl fít construire une petite cellule pour chacun de scs disciples 32jetant aínsi les bases du futur couvent de Paola qui fut la toute première de ses fondations. EnJacobo, son père, rejoignít à la mort de son épouse 33le petít groupe qui s'était constitué autour de son fils, et qui annon ait le futur ordre des Minimes.

Deux ans plus tard enFrançois obtint de l'archevéque de Cosenza, monseigneur Pirro Caracciolo l'autorisation de construire une petite église à laquelle on ajouta par la suite un clóltre. Elle fut dédiée à saint François d'Assise 34d'où le fait que dans les premíers temps, la communauté fut dite des "ermites de saint François d'Assíse" sans que l'on puisse pour autant considérer le Paolan comme un réformateur Franciscain. C'est la spiritualité et le mode de vie de François qui attirèrent les premiers disciples.

Cette spiritualité de laquelle découlait le mode de vie résultait de la rencontre de différentes influences très intéressantes à étudier car elles marquèrent toute la vie et toute l'action du Paolan.

Nous pouvons pour simplifier en distinguer trois principales: la tradition érémitique de la Calabre, l'influence Franciscaine, et enfin l'influence paternelle.

L'érémitisme est l'une des composantes de base de cette spiritualité. Ce n'est certes pas la plus originale, mais c'est sans doute l'une des plus importantes car elle marqua profondément François dont l'expérience se rapprochait par bien des aspects des antiques pères du désert. Mode de vie que bon nombre d'ascètes calabrais du XVè siècle avaient fait leur.

De ce cóté-là, il rentrait donc dans le cadre d'une traditíon qui comme nous l'avons vu était bien vivante dans sa région et à son époque. Autre grande influence, celle des Franciscains. Nous l'avons déjà soulignée, François et ses parents étaient très liés à saint François d'Assise et l'ordre fondé par ce dernier. Ce qu'il avait de commun avec eux, car bíen des points rapprochaient sa spiritualità de la leur.

Autre trait commun, le désir d'humilité. François voulait étre le plus humble parmi les humbles. C'est par humilité qu 'il refusa le sacerdoce que le pape Sixte IV voulut lui concéder lors de son passage à Rome eri Il ne voulait étre qu'un simple frère, ce qui ne l'empéchait pas bien star d'avoir un très grand respect pour les prétres. C'est par humilíté également qu'il participa à la construction de scs couvents, comme un simple ouvrier.

Toutefois un trait l'éloignait des Franciscains, son esprit de pénitence que certains jugèrent méme trop excessif comme l'envoyé du pape Paul II, Baldassare de Gutrossis 36qui en rendit visite au Paolan.

Mais cet esprit de pénitence quel était-il exactement? Il y avait un cóté traditionnel qui se rapprochait de l'érémitisme et qui fut rapporté par les témoins. Ainsi nous savons qu'en toutes circonstances, été comme hiver, François marchait pieds nus, y compris lorsqu'il s'agissait de traversa les ronces. Les témoins nous apprennent également qu'il dormait à méme le sol ou sur des sarments.

Voilà quelques exemples du cóté "classique" de son esprít pénitentiel. Mais il y a aussi un aspect beaucoup plus original qui nous permet d'aborder la troisième grande influence qui se retrouve dans cette spiritualité, celle du père 37 de François.

Eri effet suivant l'exemple paternel, le Paolan prit la décision d'étendre à l'année entière, la période du caréme Pascal' qui habituellement est de quarante jours.

C'est là que résidait l'originalité, car il menait de ce fait une vie de caréme perpétuel, dite aussi quadragésimale. Cette vie eri quoi consistait-elle exactement? Il s'agissait eri fait pour François et ceux qui le suivaient de s'abstenir de viandes, d'oeufs et d'aliments lactés, bref de tout ce qui venaít du règne animal 3 8.

Il raconte aussí qu'on ne le voyait presque jamaismanger si ce n'est à l'occasion de quelques fétes Certains de ceux qui déposèrent ont meme affirmé qu'fl pouvait passer plusieurs jours seul et eri prière. Mais la pureté de son sentiment religieux et sa spiritualité ne passèrent pas inaper ues dans la Calabre du XVè siècle, et surtout ne laíssèrent pas indifférent un peuple meurtri en quéte d'espoirs et d'idéaux. C'est donc spontanément que certains voulurent se joindre à son expérience, le for ant en quelque sorte à sortir de son isolement.

La réputation de FranQois allait grandissante, et avec elle les visiteurs étaient toujours plus nombreux. Les témoignages du procès informatif sont à ce sujet révélateurs. Un peu plus d'un tiers des témoins rapportèrent que la réputation et les míracles du Paolan attiraient un nombre important de personnes. C'est que le peuple Calabraís reconnaissait en cet homme, son plus ardent défenscur.

François n'hésitait pas en effet à dénoncer les abus et les malversations des puissants. Il n'hésitait pas non plus à remettre aussi les plus humbles dans le droit chemin.

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A plusieurs reprises des témoins relatèrent que lorsqu'on lui offrait un cadeau comme des fruits par exemple, A voulait toujours en connaitre la provenance afin de ne pas accepter quelque chose qui aurait été dérobé à autrui. Il aurait ainsi refusé un paníer de figues que lui offrait un homme venu d'un petit village du nom de Mangone 42car ce dernier les avait prises à son voisin.

Episode rapporté par le vingt-sixième témoin du procès, François de Rogato, qui ajoute que le Paolan l'aurait en plus exhorté à ne plus commettre un tel acte. Au-delà du soutien moral que François cherchait à apporter aux Calabrais, il préchait aussi l'honnéteté.

Il voulait leur réapprendre le sens méme de ce mot. Les témoins eux-mémes ne s'y sont pas trompés et nombreux furent ceux qui soulignèrent qu'il donnait le bon exemple Il exprimait aussi la nécessité d'une justice équitable. A ce sujet, il n'hésitait pas à élever la voix contre le roi Ferrante lui-méme, dénon ant sa fagon de gouverner.

Ce comportement donna d'ailleurs naissance à une tradition établissant une comparaison entre l'attitude du Paolan à l'égard du roi de Naples, et celle de saint jean-Baptiste envers Hérode. Il dénon ait les emprisonnements arbitraires, l'injustice des impóts allant meme jusqu'à encourager la population à ne pas payer les taxes.

Irrité et désireux de le faire taire, Ferrante mena a de fermer ses couvents et envoya méme des soldats pour l'arréter. Mission qui ne fut pas accomplie car d'après l'Anonyme, François se serait rendu invisible aux yeux de ces derniers. Leur chef constatant le prodíge se serait repenti et aurait décidé de ne pas exécuter les ordres royaux. Peut-étre avait-fl tout símplement peur de provoquer une véritable émeute en procédant à l'arrestation de celui que tous considéraient déjà comme saint.

Véridique ou non l'épisode traduit bien en tout cas l'extraordinaire popularité dont jouissait le Paolan chez les Calabrais. Les visiteurs nous l'avons dit étaient toujours plus nombreux et parmi eux on ne trouvait pas que des gens du peuple. En effet des membres de la noblesse venaient égalernent le voir Es étaient certes Ioin de représenter la majorité des visiteurs, mais certains portaient des noms prestigieux comme le baron de Belmonte par exemple. On trouvaít aussi des religieux comme le "vénérable" Petrus Polita.

Certains d'entre eux participèrent méme à la construction des couvents que François édifiait a et là. C'est que ceux qui voulaient le suivre étaient aussi de plus en plus nombreux et pour les loger fi fut nécessaire de donstruire d'autres couvents 45 à Paterno Calabro, Spezzano, Corigliano Calabro, Crotone et Milazzo entre et Le mouvement qui s'était donc spontanément créé autour de François se développait de plus en plus, à tel point que le pape luiméme s'y interessa.

En effet les échos sur la sainteté et l'austérité du Paolan étaient de plus en plus nombreux à parvenir jusqu'à Rome. Rome eut peur que François soit également à l'origine d'un mouvement de ce genre, et le pape envoya un homme de confiance, monseigneur Baldassare de Gutrossis, originaire de Spigno 47pour voir ce qu'il en était exactement.

Le cinquante-septième témoin du procès informatif de Cosenza, le "vénérable" Carolus de Pirro relata dans sa déposition l'arrivée de l'envoyé du pape chez l'archevéque de Cosenza monscigneur Pirro Caracciolo, puis son entrevue avec François.

Dans un premier temps, Baldassare se rendit donc chez l'archevéque qui résidait à San Lucido afin de savoir si les bruits qui couraient à Rome au sujet du Paolan étaient justifiés ou non.

Caracciolo jugea qu'il valait mieux conduire l'envoyé pontifical auprès de François lui-méme qui se trouvait alors à Paola. Cette missioni il la confia au chanoine cossentin Carolus de Pirro, qui justement se trouve étre notre cinquante-septième témoin.

Nous pouvons affirmer sans crainte de nous tromper que dès le début de l'entrevue les inquiétudes de Baldassare furent apaisées. En effet le Paolan refusa que ce dernier lui baise la main, protestant que ce serait plutót à lui de le faire étant donné que Baldassare soin pour blanchir les dents prétre et lui non. Le témoin rapporte aussi que François aurait dev'mé que ce dernier avait été ordonné depuis trente ans ce qui laíssa l'envoyé de Paul II "très admiratif".

Très vite le problème qui inquiétait le plus le Saint Siège, à savoir l'austérité de la vie que Frangoís et ses disciples menaient et qui était jugée comme trop excessi ,e, fut abordé.

En guise de réponse, le Paolan aurait pris entre ses mains des charbons ardents, voulant ainsi démontrer que s'il étaít capable de faire cela, ceux qui le suívaient, tout comme lui-méme, pouvaient mener la vie la plus austère qui soit.

François était per u comme un ermite, or si ce mode de vie déclenchait l'enthousiasme des fidèles, l'Eglise, elle, était beaucoup plus méfiante comme l'a souligné André Vauchez. La visite de Baldassare de Gutrossis en est la preuve. Plusicurs hypothèses peuvent étre avancées pour expliquer une telle attitude. La peur que ce renoncement ne pro ,oque des déséquilibres, l'inquiétude que cette austérité trop eccessive ne débouche sur des problèmes d'hétérodoxie, l'assimilation trop rapide de la mobilité de l'ermite au vagabondagli véritable fléau socialou bien encore l'inquiétude des théologiens au sujet de l'inculture des ermites.

Cette enquéte dont fut chargé Baldassare s'inscrit donc dans un contexte de méfiance à l'égard des ermites, propre à la hiérarchie ecclésiastique et à l'époque. Cependant efle eut le méríte de rassurer Rome et fut à l'origine de la décision prise en par Baldassare de Gutrossis de quitter ses fonctions de la Curie pour se joindre aux disciples de Francois sous le nom de Baldassare de Spigno.

Premier bilan de l'action relikietise de François, avant qu'il ne quitte la Calabre pour la Touraine. Uaction religieuse de François pendant les treize dernières années qu'il passa en Calabre fut très intense, partículièrement en ce qui concerne la reconnaissance et le développement de sa congrégation.

Uarrivée de Baldassare parmi ceux qui le suivaient fut un événement capital car ce dernier mit au service du petit groupe les nombreuses relations qu'il avait à Rome Erile Paolan adressa à monseigneur Caracciolo une supplique afin d'obtenír une première reconnaíssance.

Ce dernier accepta sa demande et promulga le 30 novembre une "constitution" connue sous le nom de "Decet nos ex officio". Par ce texte A donnait une existence juridique à la congrégation lui permettant ainsi d'acquérir et de posséder des terrains et des lieux de culte.

Point non négligeable car l'église primitive construite eri était devenue tro p petíte pour accueillir les fidèles. La "Decet nos" déclarait également. Enfin François fut nommé supérieur à vie. Quelques mois plus tard, au début de l'annéeBaldassare se rendit à Rome, où se trouvait déjà monseigneur Caracciolo afin d'obtenir du pape nouvellement élu, Sixte IV, la ratification du texte. Avant de se prononcer, celui-ci demanda une nouvelle enquéte qui fut cbnfiée à Goffredo de Castro, évéque de San Marco.

Désormais l'action de François s'inscrivait dans le cadre juridique et institutionnel de l'Eglise C'est entre etannée du départ du Paolan pour la France que les biographes du Saint situent la rédaction de la règle primitive. Que pouvons-nous en dire?

Peu de choses si ce n'est qu'elle avait une forte empreinte érémitique et qu'elle ne fut pas approuvée par Rome.

Eri effet, nous ne possédons aucun texte s'y rapportant. Les seules informations que nous ayons sur elle, nous les trouvons dans les règles postérieures. Et encore les indications que nous arrívons à isoler ne lui appartiennent peut-étre pas car il n'est dit nulle part qu'íl s'agit d'emprunts qui lui furent faits.

Ori en est donc réduit aux hypothèses. Cependant, il n'est pas interdit de croire que les nombreux passages concernant le style de vie des ermites, que nous trouvons dans la première règle connue, qui fut approuvée en par le pape Alexandre VI, sont des vestiges de cette règle primitive.

De méme, il n'est pas interdit de penser que le Paolan ait pu y intégrer des éléments de la spiritualità Franciscaine qui, comme nous l'avons déjà soulígné, influenza profondément la sienne.

Le problème est que nous ne possédons aucune preuve pour confirmer de telles hypothèses. Avant le départ de François pour la France, on comptait neuf couvents en Italie du Sud. Cependant, tous n'avaient pas la méme importance. De méme que tous ne furent pas fondés par le futur Saint en personne.

Les quatre plus importante correspondaient aux quatre premiers construits, ceux de Paola, de Paterno Calabro, de Spezzano et de Corigliano Calabro. Les trois premiers se trouvent dans le diocèse de Cosenza, et le quatrième dans celui de Rossano. François participa lui-méme à leur édification, et ils servirent de cadre à la plupart des miracles accomplis par ce demier en Calabre. Ce qui d'aiheurs n'est pas surprenant car c'est dans ces lieux qu'fl passa le plus clair de son temps jusqu'à son départ pour la Touraine.

C'est également dans leur proximité que se tinrent les autres séances du procès informatif au cours desquelles furent enregistrées les dépositions des cent deux témoins. Cinq autres couvents furent encore fondés avant son départ 5 1dont un en Calabre 52 et un en Sicde La fondation du couvent de Crotone est interessante à rapporter car on trouve à l'origine l'iniziative du sénat municipal de la cité 54 qui invita François afin que ce dernier y installe une communauté de ses frères.

Le Paolan n'ayant pu s'y rendre personnellement, y envoya en le père Paul de Paterno. Cette iniziative traduit bien la réputation et la popularité de François qui à cette époque étaient immenses. Nous l'avons déjà souligné, ceux qui venaient lui rendre visite étaient toujours plus nombreux et sa renommée avait depuis longtemps franchi les frontières de la Calabre puisque des échos étaient méme parvenus jusqu'à Rome. Tous le considéraient comme saint, et le roi Ferrante ayant révisé sa positíon cherchait désormais à se le concilier.

Sa réputation avait aussi commencé à atteindre la France et c'est ce qui fut à l'origine de son départ, car, à près de deux mdles kilomètres de là, à Plessis-lez-Tours, un homme, un mourant entendit parler de ses miracles et le voulut près de lui. Depuis ce jour du mois de marsoù, alors qu'il résidait dans son manoir des Forges, il eut sa première attaque, son état de santé n'avait cessé de se dégrader.

Le roi voyait avec angoisse le spectre de la mort s'approcher. Uidée de laisser le pouvoir à un enfant trop jeune pour régner était pour lui un tourment de plus. Il savait bien que les périodes de régence étaient toujours accompagnées d'un affaiblissement de l'autorité monarchique. Après sa mort, le royaume afiait-il sombrer dans l'anarchie?

Ces pensées le torturaient, il refusait l'issue fatale. Il voulait vivre ne serait-ce que quelques années encore afin de laisser à son fils le temps de grandir.

E voulait parachever son oeuvre et surtout s'assurer qu'après sa mort, scs ennemís ne fondraient pas sur le royaume comme des vautours sur une carcasse. Pour cela il essayait les médecines les plus diverses et se procurait toute sorte de reliques, comme eri témoigne Commynes dans scs Mémoires. On a également l'impression qu'fl disposait d'un réseau d'infbrmateurs chargés de lui rapporter les bruits qui couraient sur les vertus et les dons de ceux qui étaient réputés pour la "sainteté" de leur vie.

C'est ainsi que son écuyer jean Moreau 55 entendit un marchand napolitaín, Matteo Coppola, vanter les miracles de François. La décisian de Louis XI etait prise. Il voulait le Paolan près de lui à Plessis-lez-Tours. Animé d'une nouvelle lueur d'espoir, fi dépécha s ans tarder à Paterno une ambassade de quelques gentilshommes, dirigée par son majordome Guynot de Boussières et guidée par le marchand napolitain.

Ces derniers remirent à François la lettre dans laquelle le roi lui demandait de venir en France. La réponse du Paolan fut sans équivoque: non.

Boussières mit alors Louis XI au courant, lequel sollicita l'appui du roi Ferrante. Ce dernier ne se fit pas prier mais malgré ses efforts, François refusa une nouvelle fois l'invitation lors de sa seconde entrevue avec Boussières. Le roi de Naples suggéra alors à Louis de s'adresser au pape pour pousser le Paolan à changer d'avis Sixte IV fit part a François de sa volonté de le voir partir pour la France et celui que Louis XI n'allait pas tarder à appeler le "Sainct Homme" se plia à la volonté pontificale.

Ainsi se réalisait la prophétie du Paolan qui aux dires de l'Anonyme 57 avait prévu son départ pour un pays dont il ne comprendrait pas la langue. Le 2 févrieril quitta Paterno accompagné de trois religieux de son ordre, et le 27 du méme mois, le petit groupe arriva à Naples, Uentrée du Paolan dans la ville fut un vérítable triomphe.

François fut hébergé au Castel Nuovo par Ferrante qui mit à sa disposition le bateau qui devait le conduire vers la France. C'est pendant ce séjour napolitain que la tradition veut que le roi ait fait exécuter le portrait du futur saint. Sans que ce dernier d'ailleurs ne se doute de quoi que ce soit, le peintre s'étant implant mammaire qui grossit beaucoup de son travaíl en observant le Paolan par un trou de serrure.

C'est également lors de cette halte que l'on doit replacer le célèbre épisode de la "pièce d'or" dont nous avons parlé précédemment. Avant d'embarquer pour Rome, dernière étape italienne avant l'arrivée en France, d'autres personnes se joignírent à l'escorte de François, et parmi elles, Frédéric d'Aragon.

François fut regu par Sixte IV avec tous les honneurs D'où peut-étre les nombreuses audiences qu'il eut, d'après Commynes 59avec le souverain pontife avant de quitter la Ville Eternelle. Sixte IV lui proposa méme le sacerdoce mais il le refusa.

En quittant Rome, le Paolan quittait pour toujours l'Italie. Il ne reverrait plus jamaís sa terre natale, sa chère Calabre.

Désormais c'est vers la France que son regard se tournait. Après a ,oír échappé à des pirates, les voyageurs se présentèrent à l'entrée du port de MarseiHe, o ils avaient prévu de débarquer avant de remonter la vallée du Rhóne jusqu'à Lyon et continua leur ,oyage ,ers Plessis-lez-Tours. Mais la peste s'étant déclarée dans la région, l'entrée leur fut refusée. Ils continuèrent donc leur route vers Toulon qui, pour les mémes raisons, leur liposuccion antes y despues ecuador également l'accosta,e.

Uenvoyé du roi uynot de Boussieres pensa alors à Bréganson, un ilot rocheux suri ionté fortere,,se appai-tenant au roi de France. François et ceux qui l'accompagnaient y débarquèrent donc. De là, ils rejoignirent le village de Bormes qui toujours en raison de la peste refusa dans un premier temps d'ouvrir ses portes aux voyageurs. Cependant après l'intervention du Paolan et peut-étre aussi de Boussières, l'autorisation de faire halte au village leur fut accordée. Ils se rendirent ensuite par voie de mer à Fréjus, et de là reprirent la route pour Plessis-lez-Tours Il ne se rendit pas immédiatement auprès du roi.

Le premier membre de la famille royale qu'il rencontra fut en effet le Dauphin, le futur Charles VIII qui avait été chargé de l'accueillir à Amboise Uarrivée de cet Italien tant attendu par le souverain attira de nombreux curieux parmi lesquels se trouvaient quelques témoins du procès informatif qui se déroula à Tours quelques dizaines d'années plus tard, en Louis XI attendait fébrilement dans sa chambre. Jean Galle 63 nous rapporte que lorsque le Paolan entra, le roi s'agenouilla et lui demanda sa bénédiction.

Ce à quoi Commynes 64 ajoute que le souverain demanda à François de prier également Díeu afin qu'il lui rallonge la vie. Louis XI donne l'image d'un homme plus que jamais effrayé par la mort, déterminé à vivre et dès sa première rencontre I avec celui qu'il appelait le "Sainct Homme" au le "Bonhomme" il lui annon a ce pourquoi il l'avait fait venir du fin fond de sa Calabre natale, et ce qu'il attendait de lui.

François lui répondit d'avoir confiance en Dieu, et s'instaha dans sa nouvelle demeure, à Plessis -lez-Tours. Le monde dans lequel François s'était retrouvé en l'espace de quelques mois était aux antipodes de celui qu'il avait connu en Calabre. Loin de ses couvents 2 oin de ses compatriotes il vívait désormais dans une basse-cour, près du roi, parmi des gens qu'il ne connaissait pas et qui ne le connaissaient pas.

Car si sa réputation en Italie était grande, les Tourangeaux eux, n'avaient jamais entendu parler de lui, sauf quelques rares personnes, avant que Louis XI ne le fasse venir. Mais quels furent exactement ses regimen de francisco franco avec ces trois souverains? Le roi attendait de lui un miracle et il le lui avai fait savoir.

Mais ce qui avant tout intéressait le Paolan, c'était de convertir, de préparer à la mort cet homme dont l'unique désir était de continua à vivre.

Louis XI fut très certainement dé u de l'entendre lui répéter sans cesse de se soumettre à la volonté divine. Il avait placé tant d'espoirs en ce Calabrais. Sa déception le poussa méme à écrire au pape pour lui demander de persuader le Paolan d'obtenír sa guérison. Le souverain pontife répondit alors favorablement à sa demande et écrivit à François deux brefs dans lesquels il lui demandaít de prier Dieu pour la santé du roi de France.

Peut-étre Louis XI eut-il méme des doutes sur la sincérité du sentiment relígieux de cet Italien qu'il avait fait venir de Calabre, car fidèle à ses vieifles habitudes, il le fit discrètement surveiller Ce qu'on lui rapporta ne pouvait que le conforta dans l'idée qu'il ne s'était pas trompé. Aussi ne désespérait-il pas quant à l'accomplissement d'un miracle et esperait-il toujours la guérison.

Les deux hommes se voyaient pratiquement chaque jour et s'entretenaient gr'ace aux services d'un interprète 67 que Louis XI avait désigné. Il avait peur que le Paolan ne reparte chez lui. Mais François n'en avait pas l'intentíon, du moíns pas tout de suite, il avait une mission à accomplir. Louis XI affolé le faísait alors rechercher.

Regime dei minimi quanti anni dura

Il le voulait près de lui. Mis au courant du régime alimentare particulier du Paolan, il se préoccupait méme de lui procurer des fruits. C'est ainsi que le 29 juin il écrivít une lettre à son général des finances du Languedoc, François de Genas, pour que ce dernier lui fasse parvenir des citrons, des oranges et des poires qu'il destinait à son "Sainct Homme" Son médecin jacques Coittier lui avoua son impuissance. Louis XI fit alors appeler Frangoi-s à son chevet. Espérait-fl encore un miracle?

C'est fort probable car il confia au père de jean Moreau qu'il doutait de l'avis du médecin. De plus il ne cessait de répé,ter que le Paolan pouvalt faire quelque chose pour lui. François fit effectivement quelque chose mais pas exactement ce qu'espérait le roi. Il l'accompagna jusqu'à la fin et lui donna la force d'accepter son destin.

La réunion des Etats Généraux avait été décidée et de lourdes menaces pesalent sur le royaume. Le "Saínct Homme" aurait pu décider de partir, mais il n'en fít rien. Peut-étre est-ce le pape lui-méme qui lui demanda de rester 71? Ce dernier étant pour le Saint-Siège un pion capital dans l'échiquier diplomatique du temps. La Pragmatique Sanction mena ait d'étre rétabli;e, et Rome comptait bien sur François pour empécher un tel acte Les liens qui se nouèrent entre le viefl ermite Calabrais et le jeune roi furent très étroits.

Le Paolan fut un conseiller écouté de Charles VIII, lequel appuya de tout son poids l'approbation de la première règle connue, celle deet la diffusion de l'ordre en France.

Il donnaít son avis sur les grandes questions polítiques. C'est ainsi qu'fl aurait par exemple encouragé le mariage du roi avec l'héritière du duché de Bretagne, Anne Il obtint également la restitution par la France du Roussillon et de la Cerdagne à l'Espagne.

Il encouragea aussi semble-t-fl l'expédition italienne de Charles VEI Le roi de France révait en effet d'une victoire sur les Infidèles encore plus éclatante'que celle que le roi d'Espagne Ferdinand d'Aragon avait remporté en janvier en reprenant Grenade, dernière enclave musulmane en Espagne.

Charles VIII voulait attaquer le coeur méme de l'empire Ottoman, Constantinople, et en digne hérítier des prétentions angevines sur Naples, il voulait également récupérer le royaume et "s'en servir com me d'un pont pour transporter scs troupes en Grèce" libérant par la méme occasion le pays de l'occupation musulmane.

Le moment semblait d'autant plus favorable que Djem, le frère du sultan régnant à Constantinople, était entre les mains des chrétiens. Le bruit courait qu'il se convertirait et qu'une fois à la place de son frère il leur rendrait jérusalem François, quant à lui, n'avait aucune raison d'étre hostile à une telle entreprise qui aurait eu le mérite d'éloigner la menace Turque qui pesait toujours sur le sud de l'Italie.

Il n'oubliait pas en effet l'angoisse de ses compatriotes lors de la prise d'Otrante en Quant à la conquéte méme du tróne, il n'avait aucune raison de s'y opposer car d'une part la revendication dynastique de Charles VIII était légitime et d'autre part ce royaume étant dans la mouvance des Etats du pape, les souverains pontifes eux memes avaient à plusieurs repriscs demandé au roi de France d'y intervenir.

Le roi de France se landa dans l'sventure en septembre soit huít mais après la mort de Ferrante Avant son départ il prit soin d'interdire à tout étranger d'approcher le Dauphin. Seul François pouvait le voir lorsqu'il le désirait, preuve éclatante de la confiance et de l'amitié que le roi avait pour lui.

Mais la victoire fut de courte durée, une ligue comprenant la république de Venise, Ferdinand d'Aragon, le pape Alexandre VI entre temps la papauté avait fait volte face et l'empereur Maximilien, s'étant constituée pour chasser le roi de France de la péninsule. Mis au courant clu danger 77ce dernier décida de rentrer en France. Si l'on en croit ce que rapporte l'A-nonyme, pendant ces moments difficiles, François ne cessa de príer afin quel sport choisir pour maigrir rapidement gratuit le roi échappe à ses ennemis.

Uamitié qui existait entre les deux hommes étaít profonde et bien réelle. Il ne fait aucun doute que cette disparition causa à François une peine profonde, et, en témoignage de sa reconnaissance pour le défunt, il cessa, d'après le sixième témoin du procès informatif de Tours, Emeric Bernardeau, de boire du vin.

Les trois fils de Charles Vlll étant morts en bas gge, c'est au cousin de ce dernier, Louis XII que revint la couronne. François connaissait très peu le nou ,eau roi et estimant sa mission en France terminée, il exprima le désir de rentrer chez lui. Louís XII lui en donna l'autorisation, mais ayant changé d'avís il le fit rattraper à hauteur de Lyon.

Cette décision fut capitale pour le devenir de sa congrégation officiellement approuvée par la papauté en Il semble que la décision d'implanter la congrégation en France fiit prise assez rapidement car dèsFrançois accepta les premiers novices frangoís, jacques Lespervier et jean Mongobert Fort du soutíen royal, la congrégation allait connaitre en France un développement tout aussi important que celui qu'elle avait connu en Italie du Sud.

En le roi autorisa son ami et ceux qui le suívaient a jouir des privílèges contenus dans les bulles de Sixte IV et Innocent Viii, Bulles qu'ils étaíent autorisés à publier dans tout le royaume.

Le "bonhomme" pouvait désormaís accepter les dons d'oratoires et d'ermitages 80 qui lui étaient faits. Etape importante pour le développement du futur ordre des Minimes lorsqu'on saít que tous les postulants ne pouvaient étre acceptés par manque de place pour les loger.

François résidait toujours dans la basse-cour de Plessis-lez-Tours et parmi ceux qui désiraient le suivre se trouvait entre autres Bernard Boyl qui enlors du second vayage de Christophe Colomb, partit pour évangéliser l'Amérique Charles décida alors d'offrir au "Sainct Homme" son premier couvent en terre de France.

Le souverain 82 confia les travaux à René Cymier et deux ans plus tard, en les six premiers frères s'y installèrent aprés l'achèvement de l'église conventuelle dédiée à ésus-Marie.

Enles travaux du dortoir étant terminés, ce n'était plus síx mais douze frères que l'on pauvait compter dans cette première fondation française. Le roi fonda méme un couvent à Rome en lors de son expédition italienne. Très vite le monarque fut imité par des membres de la noblesse et du clergé. Le développement de l'ordre était donc considérable et il ne se réduisait pas seulement à la France puisqu'avant la mort de François, il y eut d'autres fondations en Italie, mais aussi en Espagne et en Allemagne Uaction de François ne se limitait pas à la construction de couvents.

Il rédigea également entre et quatre règles qui successivement furent approuvées par Rome Le souverain ponti fe avait donc demandé au Paolan d'en choisir une déjà existante. François se plia aux exigences du Saint-Siège et présenta une nouvelle règle qui fut approuvée par Alexandre VI en Soutíen capital puisque le pape qui ne s'était pas encore réconcilié avec Ferrante, avait demandé au souverain français d'intervenir à Naples Cette première règle reconnue marquait le passage définitif de l'érémitisme au cénobitisme.

Cependant, dans les treize chapitres qu'elle contenait, on trouvaít à cóté des emprunts faits aux règles Franciscaine, Augustinienne, Bénédictine et de Pierre Gambacorta de Pise, de nombreux éléments érémitiques comme par exemple le refus de l'argent et le voeu de pauvreté.

Il est également intéressant de remarquer que les frères étaient encouragés et non obligés, la nuance est importante à souligner, à suivre une vie quadragésimale.

François voulait par ce biais rapprocher ses disciples de Touraine de ceux de Calabre. Il ne ,oulait pas que la seconde génération qui s'était développée dans le cadre urbain de la cité tourangelle soit trop differente et trop éloignée de la première qui elle, était née dans le cadre rural de la Calabre.

En Français soumit à Alexandre VI une nouvelle règle beaucoup plus personnelle que la précédente et contenant cette fois dlx chapitres. Uaspect érémitique y étaít atténué mais surtout, et c'est là que résidait la principale originalité, l'idée de vie quadragésimale devenalt un voeu à part entière. Le quatrième que les frères désireux d'entrer dans l'ordre devaient s'engager à suivre au méme titre que l'obéissance, la chasteté sabian aax metal ride 20 la pauvreté.

Le pape donna son approbation, de méme qu'il approuva la règle qui lui fut soumise un an plus tard en et dont le contenu se différenciait eu de celui du texp. D'ultimes modifications furent apportées enet un code de pcines ajouté. Mais l'originalité du quatríème voeu demeura. En l'espace de trelze ans, la congrégation du Paolan avaít donc obtenu de la papauté une règle qui lui était propre et qui au cours des différentes rédactions avait vu les éléments érémitíques s'atténuer alors qu'au contraire des aspects plus originaux et propres à François s'étaient, quant à eux, affirmés.

C'est le cas bien star du quatrième voeu, celuí de vie quadragésimale. Le Paolan s'interessa également aux l ics et aux femmes qui désiraient faire leur la spiritualité Minime.

Aussi rédigea-t-il à leur intention deux règles. Il est difficile de dire a quand les vec precision. Certainement bien avant le départ de ce dernier pour la France, mais ce n'est qu'en que le futur saint leur rédígea une regle.

Elle comprenait sept chapitres et fl est intéressant de noter que son approbation est contenue dans cette méme bulle d'Alexandre VI, "Ad ae quae" par laquelle le pape approuva la règle du premíer ordre.

Mais ce n est qu'un an avant sa medicament pour maigrir ephedrine sport que le Paolan proposa en une règle de dix chapitres aux femmes qui voulaient le suivre. Tout comme les frères, elles devaient faire voeu d'obéissance, de chasteté, de pauvreté et de pénitence eri menant une vie quadragésimale mais eri plus elles devaient se soumettre à une stricte clóture La spiritualité de François s'ouvrait donc à tous ceux qui voulaient le suivre.

Ori trouvaít au sommet un correcteur général qui exer ait le pouvoir législatif. Il devait étre élu par un Chapitre Général qu'il était prévu de réunir tous les trois ans. Ora, hai una brutta realtà, devi essere coinvolto per fare un po ' Non direi un compromesso perché non è una soluzione finale. Potrebbe essere un compromesso per quanto riguarda la situazione a breve termine, ma nel lungo termine o nel medio termine, la Turchia dovrebbe andarsene.

Non ci sono dubbi. Presidente Assad: non mi sentirei orgoglioso se un giorno dovessi. Mi sentirei disgustato nel trattare con quei tipi di islamisti opportunisti, non musulmani, islamisti - è un altro termine, è un termine politico. Ma ancora una volta, dico sempre: il mio lavoro non è quello di essere contento di quello che sto facendo o di non essere contento. Domanda 8: In questo momento, quando l'Europa guarda alla Siria, a parte le considerazioni sul paese, ci sono due problemi principali: uno sono i rifugiati e l'altro sono i jihadisti o combattenti stranieri che tornano in Europa.

Come vedi queste preoccupazioni europee? Presidente Assad: dobbiamo iniziare con una semplice domanda: chi ha creato questo problema?

Perché hai rifugiati in Europa? È una domanda semplice: a causa del terrorismo sostenuto dall'Europa - e ovviamente dagli Stati Uniti, dalla Turchia e da altri - ma l'Europa è stata il principale attore nella creazione del caos in Siria.

Presidente Assad: poiché hanno sostenuto pubblicamente, l'UE ha sostenuto i terroristi in Siria dal primo giorno, dalla prima settimana o dall'inizio. Hanno incolpato il governo siriano e alcuni regimi come il regime francese hanno inviato armamenti, hanno detto - uno dei loro funzionari - penso che il loro ministro degli Esteri, forse Fabius abbia detto "mandiamo". Hanno inviato armamenti; hanno creato questo caos.

Ecco perché molte persone trovano difficile rimanere in Siria; milioni di persone non potevano vivere qui, quindi hanno dovuto uscire dalla Siria. Domanda In questo momento, nella regione, ci sono disordini e c'è un certo caos. Uno degli altri alleati della Siria è l'Iran e la situazione sta diventando complicata.

Riflette sulla situazione in Siria? Presidente Assad: Sicuramente, ogni volta che avrai il caos, sarà un male per tutti, avrà effetti collaterali e ripercussioni, specialmente in presenza di interferenze esterne. Se è spontaneo, se parli di dimostrazioni e di persone che chiedono riforme o una situazione economica migliore o altri diritti, è positivo.

Ma quando si tratta di atti di vandalismo, distruzione, uccisione e interferenze da parte di poteri esterni, allora no: non è assolutamente nient'altro che negativo, nient'altro che cattivo e un pericolo per tutti in questa regione. Domanda sei preoccupato per quello che sta succedendo in Libano, che è davvero il vero vicino di casa? Certo, il Libano influenzerebbe la Siria più di qualsiasi altro paese perché è il nostro vicino diretto.

Ma ancora una volta, se è spontaneo e riguarda la riforma e l'eliminazione del sistema politico settario, sarebbe un bene per il Libano.

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Gli hai risposto e cosa hai risposto? Presidente Assad: la lettera del Papa riguardava la sua preoccupazione per i civili in Siria e ho avuto l'impressione che forse il quadro in Vaticano non fosse completo. Questo è prevedibile, dal momento che la narrativa principale in Occidente parla di questo "cattivo governo" che uccide il "buon popolo", come si vede e si sente negli stessi media: ogni proiettile dell'esercito siriano e ogni bomba uccide solo i civili e solo ospedali!

Quindi, ho risposto con una lettera che spiegava al Papa la realtà in Siria - poiché siamo i più, o i primi a preoccuparci della vita dei civili, perché non puoi liberare un'area mentre la gente è contro di te.

Non puoi parlare di liberazione mentre i civili sono contro di te o la società. La parte più cruciale nom rides visage 50 liberare militarmente qualsiasi area è quella di avere il sostegno del pubblico in quell'area o nella regione in generale.

Domanda Ma quel tipo di chiamata, in qualche modo, ti ha fatto riflettere ancora sull'importanza di proteggere i civili e le persone del tuo paese. Presidente Assad: No, questo è qualcosa a cui pensiamo ogni giorno, non solo come morale, principi e valori, ma come interessi. Come ho appena detto, senza questo supporto - senza il sostegno pubblico, non puoi ottenere nulla Non potremmo resistere a questa guerra per nove anni senza il sostegno pubblico e non puoi avere sostegno pubblico mentre stai uccidendo civili.

Quindi, ecco perché ho detto, indipendentemente da questa lettera, questa è la nostra preoccupazione. Ma ancora una volta, il Vaticano è uno stato e pensiamo che il ruolo di qualsiasi stato - se si preoccupano di quei civili, è quello di andare alla ragione principale. La ragione principale è il ruolo occidentale nel sostenere i terroristi, ed è le sanzioni contro il popolo siriano che hanno peggiorato la situazione - e questa è un'altra ragione per i rifugiati che avete in Europa adesso.

Non vuoi rifugiati ma allo stesso tempo crei la situazione o l'atmosfera che diranno regime de deux semaine "vai fuori dalla Siria, da qualche altra parte" e ovviamente andranno in Europa.

Quindi, questo stato, o qualsiasi altro stato, dovrebbe occuparsi delle ragioni e speriamo che il Vaticano possa svolgere quel ruolo in Europa e nel mondo; per convincere molti stati che dovresti smettere di immischiarti nella questione siriana, smettere di violare il diritto internazionale.

È abbastanza, abbiamo solo bisogno che le persone seguano il diritto internazionale. I civili saranno al sicuro, l'ordine tornerà, tutto andrà bene. Domanda Signor Presidente, è stata accusata più volte di usare armi chimiche e questo è stato lo strumento di molte decisioni e un punto chiave, la linea rossa, per molte decisioni.

Un anno fa, più di un anno fa, si è verificato l'evento Douma che è stato considerato un'altra linea rossa. Successivamente, ci sono stati bombardamenti, e avrebbe potuto essere anche peggio, ma qualcosa si è fermato. In questi giorni, attraverso WikiLeaks, è emerso che qualcosa di sbagliato nel rapporto avrebbe potuto aver luogo.

Presidente Assad: Abbiamo sempre - sin dall'inizio di questa narrazione riguardante le armi chimiche - abbiamo detto che non l'abbiamo usato; non possiamo usarlo, è impossibile essere usati nella nostra situazione per molte ragioni, diciamo - ragioni logistiche.

Presidente Assad: Una ragione, molto semplice: quando avanzi, perché dovresti usare armi chimiche?! Stiamo avanzando, perché dobbiamo usarlo?! Siamo in un'ottima situazione, quindi perché usarlo, soprattutto nel ? Questo è uno dei motivi. Secondo, prove molto concrete che confutano questa narrativa: quando usi armi chimiche - questa è un'arma di distruzione di massa, parli di migliaia di morti o almeno centinaia. La quantità di cloro di cui stanno parlando: prima di tutto, il cloro non è un materiale di distruzione di massa, in secondo luogo, la quantità che hanno trovato è la stessa quantità che puoi avere in casa, esiste in molte famiglie e utilizzata forse per la pulizia e quant'altro.

Lo stesso importo esattamente. È quello che ha fatto l'organizzazione OPCW: hanno falsificato e falsificato il rapporto, solo perché gli americani volevano che lo facessero. Avevamo ragione, avevano torto. Questa è una prova, questa è una prova concreta riguardo a questo problema.

Quindi, ancora una volta, l'OPCW è di parte, viene politicizzato ed è immorale, e quelle organizzazioni che dovrebbero lavorare in parallelo con le Nazioni Unite per creare più stabilità in tutto il mondo - sono state usate come armi americane e occidentali per creare più caos.

Domanda Signor Presidente, dopo nove anni di guerra, lei parla degli errori degli altri. Vorrei che parlassi dei tuoi errori, se presenti. Presidente Assad: Sicuramente, perché quando parli di fare qualcosa, trovi sempre degli errori; questa è la natura umana. Ma quando parli di pratica politica, hai due cose: hai strategie o grandi decisioni e hai tattiche - o in questo contesto, l'implementazione. Quindi, le nostre decisioni strategiche o le nostre decisioni principali dovevano contrastare il terrorismo, fare la riconciliazione e contrastare le ingerenze esterne nei nostri affari.

Oggi, dopo nove anni, adottiamo ancora la stessa politica; siamo più aderenti a questa politica. Se avessimo pensato che fosse sbagliato, l'avremmo cambiato; in realtà no, non pensiamo che ci sia qualcosa di sbagliato in questa politica.

Abbiamo fatto la nostra missione; abbiamo implementato la costituzione proteggendo le persone. Penso che se vuoi parlare degli errori riguardanti questa guerra, non dovremmo parlare delle decisioni prese durante la guerra perché la guerra - o parte di essa, è il risultato di qualcosa prima. Due cose che abbiamo affrontato durante questa guerra: la prima era l'estremismo. L'estremismo è iniziato in questa regione alla fine degli anni '60 e ha accelerato negli anni '80, in particolare l'ideologia wahabita.

Questo è un grosso errore che abbiamo commesso nel corso di decenni; Sto parlando di diversi governi, incluso me stesso prima di questa guerra. Quindi, questa è un'altra domanda: come li abbiamo fatti? Se mi chiedi come, ti direi che prima della guerra c'erano più di Domanda E la situazione economica? Perché parte di esso - non so se fosse una parte grande o piccola di esso - ma parte di esso è stato anche il malcontento e i problemi della popolazione in alcune aree in cui l'economia non funzionava.

È una lezione imparata da qualche parte? Presidente Assad: potrebbe essere un fattore, ma sicuramente non un fattore principale. Alcune persone parlano dei quattro anni di siccità che hanno spinto la gente a lasciare la propria terra nelle aree rurali per recarsi in città Hanno parlato della politica liberale Non puoi parlare di politica liberale mentre hai un grande settore pubblico. Abbiamo avuto crescita, buona crescita. Ovviamente, nell'attuazione della nostra politica, hai di nuovo degli errori.

Come puoi creare pari opportunità tra le persone? Tra zone rurali e tra le città? Nelle aree rurali in cui si ha più povertà, il denaro del Qatar ha svolto un ruolo più reale rispetto alle città, è naturale. Li paghi in mezz'ora quello che ottengono in una settimana; è molto buono per loro. Domanda Siamo quasi arrivati, ma ci sono altre due domande che voglio farti.

Uno riguarda la ricostruzione e la ricostruzione sarà molto costosa. Come puoi immaginare di permetterti questa ricostruzione, chi potrebbe essere il tuo alleato nella ricostruzione?

Presidente Assad: Non abbiamo un grosso problema con questo. Parlando che la Siria non ha soldi Perché quando parli di costruire il paese, non si tratta di dare soldi alla gente, si tratta di ottenere benefici - è un business. Quindi, molte persone, non solo siriane, vogliono fare affari in Siria. Quindi, parlando di dove puoi avere fondi per questa ricostruzione, lo abbiamo già fatto, ma il problema è che queste sanzioni impediscono a quegli uomini d'affari o aziende di venire e lavorare in Siria.

Sarà lento. Domanda Conclusione su una nota molto personale, signor Presidente; ti senti un sopravvissuto? Presidente Assad: se vuoi parlare di una guerra nazionale come questa, in cui quasi tutte le città sono state danneggiate dal terrorismo o dai bombardamenti esterni e altre cose, allora puoi parlare di tutti i siriani come sopravvissuti.

Penso che questa sia la natura umana: essere un sopravvissuto. Presidente Assad: faccio parte di quei siriani. Non posso essere disconnesso da loro; Ho la stessa sensazione. Ancora una volta, non si tratta di essere una persona forte che è un sopravvissuto. Se non hai questa atmosfera, questa società o questa incubatrice per sopravvivere, non puoi sopravvivere. È collettivo; non è una sola persona, non è uno spettacolo individuale. Sono solo le prime scoperte dei primi tre passaggi ravvicinati che finora ha compiuto dentro un ambiente estremo, che dà origine a eventi violenti e potenzialme I risultati sono stati presentati dalla Nasa durante una conferenza a cui hanno preso parte i responsabili dei diversi strumenti.

E pubblicati in quattro studi sulla rivista Nature. Il vento solare Studiare il vento solare dalla Terra è come cercare di studiare una cascata dalla metà del flusso in caduta, hanno spiegato gli esperti. Con i suoi strumenti, Parker solar probe ribattezzata proprio in onore di Eugene Parker, l'astrofisico autore della teoria del vento solareè andata molto più vicina all'orlo, da dove questo flusso di forma e comincia a "cadere". Ha sniffato le particelle che fluiscono dalla sorgente, il Sole, circondando il Sistema solare in una "bolla", e rilevando picchi di velocità fino a circa chilometri al secondoe cambi di direzione nel campo magnetico del vento solare stesso.

Dettagli importanti su come il vento disperde la propria energia mentre si allontana dal Sole. Sono state osservate "onde, come in un oceano" ha spiegato Justin Kasper, principal investigator dello strumento Sweap, responsabile di registrare particelle alfa nuclei di elio ed elettroni.

Questi picchi con inversione sono stati chiamati "switchback". Nei suoi tre giri cj pony rides visage al Sole, la sonda ne ha registrati oltre un migliaio ma ancora non si sa, spiega Kasper, a cosa siano dovuti.

Regime cretois quantité 2014

La maggior parte si frangono, si distruggono vicino al Sole. Più lontano riusciamo solo a vedere della turbolenza". Come gira e invecchia il Sole Inoltre la sonda ha misurato il vento solare girare attorno al Sole. Anche in questo caso più veloce di quanto atteso. Ci si aspettava una velocità di qualche chilometro al secondo.

La sonda ha registrato velocità dai 35 ai 50 km al secondo. Anche questo ha lasciato perplessi i ricercatori. Potrebbe significare, per esempio, che il Sole rallenti più velocemente di quanto ci si aspettasse, perché il vento solare gli "toglie" energia, e quindi momento angolare come una lyft use free rides che piroetta più lentamente quando allarga le braccia.

Parker ha osservato anche dove questa circolazione diventa invece vento. Accade a 93 milioni di chilometri dalla superficie. Molto lonTano. Sbuffi di radiazioni Le antenne e i rilevatori di Parker hanno trovato sorprese che daranno lavoro per molto tempo agli scienziati. Come piccoli eventi energetici, sbuffi di radiazioni, mai notate da Terra. Ma brillamenti e soprattutto le eruzioni di massa coronale, i ruggiti del Sole, quando diretti verso il nostro Pianeta, possono danneggiare i satelliti e mandare fuori uso le linee elettriche.

Parker ha potuto studiare, in particolare, il vento che si origina da un piccolo buco coronale, vicino all'equatore. Con uno dei suoi strumenti, il telescopio Wispr, "si è intravisto una riconnessine magnetica, il fenomeno, la bolla, nello strato di corrente magnetico. È come un blob nella zona di confine tra Nord e Sud magnetici, un fenomeno che dà inizio alle espulsioni di massa coronale", aggiunge Velli.

Niente polvere attorno alla stella Una scoperta interessante, questa volta meno sorprendente, è come attorno a sé il Sole abbia fatto pulizia da tutta la polvere. Questo a causa delle temperature, talmente elevate da far sublimare e trasformarla in gas.

Accade fino a una distanza davvero notevole: milioni di chilometri dalla stella.