Jh 6 step regime

Chez les diabétiques ayant une obésité de type androïde, une hypertriglycéridémieet un HDL cholestérol abaissé, il est préférable de choisir un régime bas en glucideset haut en monoinsaturés. Par contre, chez les patients en poids normal ou ayant uneobésité de type gynoïde sans dyslipidémie, les régimes hauts en glucides et bas enmonoinsaturés sont plus adaptés. La perte de poids entraîne-t-elle une réduction de la mortalité?

Au contraire, dans la même étude, le taux de mortalitéaugmentait chez les sujets qui ne perdaient pas de poids. Tout d'abord, aucune relation significative ne fut observée entre l'indice de massecorporelle IMC et la mortalité dans les différents groupes géographiques étudiés. Dans le groupe des diabétiques Européens, les auteurs ont pu étudier la relation entremodifications pondérales et mortalité.

Dans le sous groupe ayant un indice de masse corporelleinférieur à 26, les auteurs notèrent une multiplication par 3 du risque de décès chezles sujets qui avaient diminué leur IMC par rapport à ceux dont le poids était restéstable. Dans le sous groupe des sujets ayant un indice de masse corporelle supérieur à29, une petite diminution du risque de décès fut observée dans le groupe qui avaitperdu du poids, tandis qu'une augmentation du risque fut notée chez les diabétiques quiavaient pris du poids.

Par contre chez les sujetspléthoriques au début de l'étude, et qui ont maigri en cours de suivi, on peutconsidérer que l'amaigrissement correspond à une démarche volontaire qui s'accompagned'une amélioration de leur état clinique.

En général, l'apport calorique doit être maintenu à son niveau habituel, lequel estfonction de l'âge, du sexe et de l'activité physique du sujet.

Toutefois, la notion depoids doit être discutée pour chaque patient diabétique. Dans ces conditions, il est souvent inutile d'imposer desmesures de restriction calorique à des diabétiques en léger surpoids exempts dedyslipidémie et ayant une pression artérielle normale.

Une forte activité physique plaidera pour des régimes plusriches en glucides. Le choix hédoniste vers une alimentation plus onctueuse et plusgustative orientera vers l'utilisation de corps gras riches en acides gras monoinsaturés.

Dans le cas contraire, le diabétique a toujours lapossibilité d'utiliser des huiles extraites de plants de tournesol modifiés pour avoirdes teneurs élevées en acide oléique oléisol. Il est bien connu que la prévalence des complications cardiovasculaires est nettementaugmentée chez le diabétique non insulino-dépendant. Pour cette raison, le régime doitcontribuer, avec d'autres moyens, à réduire ce risque. Elles sont essentiellement liées aux propriétés hypolipidémiantes du régime.

Ces principes simples méritent cependant d'être discutés et nuancés. Ces régimes sont pour des raisons évidentes inapplicables, car malacceptés par les patients. Malheureusement, la plupart des alimentsriches en graisses saturées ont une teneur plus élevée en acide palmitique qu'en acidestéarique.

Pour cette raison, les recommandations nutritionnelles pour réduire lesapports en acide palmitique consistent à diminuer les apports en graisses saturées, leplus souvent d'origine animale. Bien qu'il n'y ait pas de parallélisme absolu entre lateneur des aliments en graisses saturées et en cholestérol, les conseils pour réduireles apports alimentaires en cholestérol et en graisses saturées sont superposables cequi facilite singulièrement la tâche du prescripteur.

Les acides gras de la série n-3 ont surtout un effet hypotriglycéridémiant. L'engouement pour les huiles de poisson ne fait toutefois pas l'unanimité [44]. De nombreux travaux [9, 32, 33] ont démontréque les régimes riches en graisses monoinsaturées entraînent une diminution du LDLcholestérol plasmatique identique à celle qui est observée avec les régimes pauvres engraisses saturées ou avec les régimes enrichis en graisses polyinsaturées sansprovoquer de baisse parallèle du HDL cholestérol.

Elles sont destinées à réduire l'agrégation des plaquettes, soit en augmentant lafluidité de la membrane plaquettaire, soit en modifiant l'équilibre entreprostaglandines antiagrégantes et prostaglandines proagrégantes, au profit despremières et aux dépens des secondes [45]. Plusieurs études ont montré que les phénomènes de peroxydation sont exacerbés chezles diabétiques [46].

Les particules de LDL, cibles privilégiées des radicaux libres,se transforment en LDL oxydés qui ont un potentiel athérogène indiscutable [47]. L'enrichissement du régime en graisses monoinsaturées, faiblement oxydables par lesradicaux libres, permet de réduire la production des LDL oxydés. A ce jour, il est difficile de savoir si ces mesures ont un réelintérêt [48]. Les supplémentations en vitamine E peuvent être intéressantes chez lespatients soumis à des régimes fortement enrichis en graisses polyinsaturées.

Parcontre, le rôle des polyphénols contenus dans les fruits colorés, le raisin, le thé etle vin rouge reste l'objet de nombreuses controverses. En ce qui concerne la consommationde vin, les consignes sont les mêmes que dans la population générale bien portante.

Chez les diabétiques en poidsnormal, mais hypertendus, la restriction sodée entraîne une réduction modérée, maissignificative, de la pression artérielle. Ce résultat doit être tempéré par les coûtsgénérés par le programme éducatif. Ainsi il apparaît qu'un programme éducatif structuré dans lequel l'éducationdiététique a une place importante permet de générer à terme des économiesbudgétaires tout en s'accompagnant d'une amélioration de l'équilibre diabétique.

Cesrésultats encourageants ont été retrouvés par d'autres auteurs [50]. Il convient toutefois de souligner que ces résultats ont tous été obtenus dans lecadre de programmes éducatifs bien structurés.

Quelques études épidémiologiques ont en particulier montré que les diabétiques sontpeu compliants au régime prescrit. Le régime apparaît aujourd'hui comme un compromis entre les réalités scientifiqueset les souhaits du patient. Toutefois, la libéralisation ne signifie pas que le laxisme soit entré en diététique. Les constatations du DCCT sont là pour nous le rappeler.

De manière générale, il apparaît que les mesures nutritionnelles et diététiqueschez le diabétique ne sont pas très différentes de celles qui sont préconisées chezle sujet non diabétique. La stratégie diététique chez le diabétique en surchargepondérale doit conduire à une réduction du poids. De plus, que le patient soit en poids normal ouexcessif, les conseils diététiques doivent être orientés de manière à réduire lerisque vasculaire.

Dans tous les cas, le contrôledes apports alimentaires nécessite une éducation individuelle et progressive et, saufcas particulier, il est toujours préférable de contrôler que d'interdire. De nombreux problèmes majeurs restent malheureusement non résolus. En effet, lesrésultats probants de la diététique que nous avons relatés ne sont le plus souventobservés que chez les diabétiques inclus dans des protocoles de suivi intensif ou dansdes programmes éducatifs fortement structurés.

D'autre part, n'est-il pas utopique d'espérer unmaintien des effets bénéfiques des mesures diététiques sur de longues périodes detemps? Les réponses médicamenteuses avec les suppresseurs de l'appétit ont étédes échecs.

Les réponses éducatives et comportementales ont encore à prouver leurefficacité [52]. C'est sûrement à ce niveau que se situent les défis des années àvenir. Evolution schématique des conceptsnutritionnels depuis le début du XX e siècle. D'après la référence [17]. Influence à court et moyen termes dedifférentes modalités de perte de poids sur la glycémie de diabétiques non insulinodépendants.

Régimes à très basse teneur calorique. Régimes intermédiaires.

Régimesavec restriction calorique modérée. Les facteurs qui interviennent dansle choix des pourcentages respectifs des calories apportées par les glucides et lesgraisses monoinsaturées.

Mesures diététiques pour minimiserle risque artériel. Evaluation of a structuredand teaching program for non insulin-treated type II diabetic out patients in Germanyafter a nation wide introduction of reimbursement policy for physicians. Diabetes Care,16, The role of diet behaviors in achieving improved glycemiccontrol in intensively treated patients in the Diabetes Control Complications Trial. DiabetesCare,16, Nutrition et diabète. Diab Metab,21, Diabetes, other risk factors and yr cardiovascularmortality for men screened in the multiple risk factor interventional trial.

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Le régime cétogène sportif, une révolution en marche ?

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Au plaisir. Elle en est tres contente. Pour ma partje me demande quand meme si à long terme cela ne pose quand meme pas de probleme. Et conserver un mode alimentaire classique en dehors de cette période??

Je vous remercie. Globalement, oui je suis aussi en accord avec le fait de revoir à la baisse les proportions de glucides proposés dans les répartitions énergétiques, en particulier à index glycémique élevé de toute évidence. Le goût de cétone en bouche était bien présent…. Ma grande question est la suivante: dans quel régime suis je inscrit? Le régime cétogène limite entre 20 et 50 g de glucides par jour.

Est on semi-cétogéné adapté? Pour quoi cette question? En vous remerciant. My 2 cents. A 45 ans, dès que je dépasse BPM course en montée, par exempleje ressens une désagréable impression de mal de tête, qui disparaît rapidement en redescendant en dessous de Du coup, je suis plutôt revenue sur une alimentation Very Low carb, high fat: — 6 kg au cours du mois qui a suivi: je pèse 56 kg pour cm.

Dès lors que la ration glucidique dépasse un certain seuil, variable selon les personnes et les activités, la cétogenèse disparait, ce qui traduit un métablisme basé sur les glucides plutôt que sur les lipides. Merci à vous, longue vie. Les protéines, cher monsieur, proviennent des animaux ET des légumineuses.

Merci beaucoup Anthony Berthou pour votre article, un des plus complet sur le net de langue française. Bien sûr on ne parle pas ici des gens malades mais des gens en bonne santé. Celui-ci a bien fonctionné puisque nous avons perdu 3 kg!! Actuellement elle a repris du poids Sa consommation lipidique varie entre et gr par jour, les glucides 50 gr, les protéines 80 gr. Ma question était, pouvons nous continuer sur ce schéma?

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Site web. Posté par Anthony Berthou dans Articles SantéAu quotidienConseils en santé et nutrition au quotidienLes conseils sur la nutrition, la micronutrition et le sport. Posté par adminsante dans Articles SantéAu quotidienConseils en santé et nutrition au quotidien. Posté par Anthony Berthou dans Articles Santé. Posté par Anthony Berthou dans Actualités. Posté par Anthony Berthou dans ActualitésNon classé.

Posté par Anthony Berthou dans Au quotidienLes conseils sur la nutrition, la micronutrition et le sport. La santé par la nutrition. Faisons le point, car il y a dans tous ces propos, à boire et à manger… Il était cellulite ventouse douleur fois… la cétogènese La diète cétogène est un régime connu depuis des décennies.

Comment se traduit le régime cétogène dans votre assiette? Vous avez intérêt à aimer le gras…. Les variations individuelles sont toutefois importantes. Comparison of low fat and low carbohydrate diets on circulating fatty acid composition and markers of inflammation. Et sur les performances sportives? Fat supplementation, health, and endurance performance. Que penser de cette boisson?

Rigueur et persévérance sont indispensables au regard des conventions alimentaires actuelles. Bon Appétit! Diabetes Metab Rev. Balasse EO. A comparison with fasting ketosis. Veech RL.

The therapeutic implications of ketone bodies: the effects of ketone bodies in pathological conditions: ketosis, ketogenic diet, redox states, insulin resistance, and mitochondrial metabolism. Prostaglandins Leukot Essent Fatty Acids.

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