Core and freedom rides may 1961

Freedom ride

Quand celui-ci dut s'arrêter, il fut attaqué à la bombe incendiaire par la foule qui avait suivi en voiture. Alors que le bus brûlait, la foule bloqua les portes, espérant faire brûler vif les freedom riders. Un agent du FBI en couverture brandit son arme et réussit à ouvrir les portes. Les militants furent violemment battus alors qu'ils s'enfuyaient du bus [ 4 ]. Quand un des bus atteignit Birminghamles militants du freedom ride furent battus sans pitié par des membres du Ku Klux Klan sous protection policière.

Un autre bus du freedom ride arriva peu après et ses passagers et un informateur du FBI furent battus par une foule armée de battes de baseballde tuyaux en fer et de chaînes de bicyclette.

Ils furent arrêtés par la police seulement après avoir été battus par la foule. Les militants blancs du freedom ride furent les plus violemment battus. Les freedom riders hospitalisés furent ensuite chassés de l'hôpital à deux heures du matin car le personnel craignait une attaque de la foule.

Ma and pa carriage rides

Pendant tout l'étéde nombreux volontaires viennent grossir les rangs du mouvement, lui donnant un nouvel essor. De mai à septembre, des centaines de Freedom Riders montent dans plus de 60 bus pour traverser le sud. Leurs revendications étaient multiples, portant aussi bien sur les conditions de voyage que, plus généralement, sur la ségrégation.

Accusés d'enfreindre les ordonnances locales sur la ségrégation, différents groupes de militants sont arrêtés dans le Mississippi, principalement à Jackson, et emprisonnés pendant des semaines.

Au total, plus de militants pour les droits civiques seront incarcérés au pénitencier de l'État du Mississippi, surnommé "Parchman Farm", où les méthodes brutales étaient monnaie courante. Les Freedom Riders dont le nombre total est estimé à subissent un véritable calvaire durant des mois, dont une odieuse attaque en août perpétrée par des suprématistes blancs à Monroe, en Caroline du Nord. Largement relayé dans les médias, ce déchaînement de violence pousse le procureur général Kennedy à faire pression sur l'Interstate Commerce Commission pour que la loi soit appliquée, et que les passagers noirs puissent s'asseoir et être servis où ils le souhaitent dans les bus inter-États, les trains, et les gares routières ou ferroviaires.

La loi entre en vigueur le 1er novembresoit sept mois après le début de la lutte historique des Freedom Riders contre la ségrégation dans les transports. Après une formation aux méthodes de résistance non violente, les Freedom Riders partent de Washington D.

Destination : la Virginie. La première halte a lieu à Fredericksburg. À la gare routière, des panneaux indiquent des toilettes et des comptoirs de restauration séparés pour les Noirs et les Blancs, mais le groupe passe outre sans en être empêché.

Pendant le trajet vers Richmond, les militants ne subissent que les "regards froids" d'autres voyageurs de la gare routière, comme le rapportera John Lewis, qui participe au mouvement et entrera plus tard au Congrès américain. Les "voyageurs de la liberté" arrivent à Greensboro, en Caroline du Nord, où avaient démarré les sit-in du mouvement des droits civiques, un an plus tôt.

À la gare routière, le comptoir de restauration pour les Noirs ayant été fermé, on leur indique un restaurant auparavant réservé aux Blancs. La première arrestation a lieu à Charlotte. Après s'être installé dans un fauteuil réservé aux Blancs pour faire cirer ses chaussures, Joseph Regime 16/8 temoignage est accusé d'intrusion et passe deux nuits en cellule.

Un juge se prononcera ensuite en sa faveur. Le danger se précise pendant la traversée de la Caroline du Sud. Phil Ochs:"Freedom riders". A la fin des annéesle Congress of Racial Equality CORE organise une série d'actions non violentes contre la ségrégation raciale dans les bus inter-États.

Ces "voyages de la réconciliation rassemblent Blancs et Noirs qui s'assoient ensemble dans les sections des bus réservées aux Blancs.

Quinze ans plus tard, la Cour suprême ayant décidé que la ségrégation dans les bus et les trains étaient anticonstitutionnelle, le CORE, épaulé par le Student Nonviolent Coordinating Commitee SNCC ou snickréactive ce type d'actions non violentes avec l'organisation des Voyages de le Liberté Freedom rides.

A partir du 4 maides groupes de protestataires noirs et blancs se réunissent et projettent de se rendre de Washington 6 à la Nouvelle Orléans 7l'arrivée dans la cité du croissant étant prévue pour le 17 mai.

Des Blancs s'assoient donc délibérément avec des Noirs dans des salles d'attente et des restaurants réservés aux Blancs, bravant ainsi les codes locaux de ségrégation. Dès lors, les voyageurs de la liberté sont harcelés, arrêtés, battus à plusieurs reprises. A Rock Hill Caroline du sud, 1deux voyageurs sont battus. L'un d'entre eux est arrêté pour avoir utilisé des toilettes réservées aux blancs.

Le 14 mai, à Anniston Alabama a lieu l'attaque très violente d'un des bus par une foule haineuse de personnes armées de battes, couteaux et barres de fer.

Un cocktail molotov est jeté dans le véhicule, tandis que les portes sont délibérément bloquées. A demi asphyxiés, les passagers réussissent à s'échapper par une issue de secours grâce à des membres de la garde nationale de l'Alabama qui tirent en l'air pour éloigner la foule.

Douze riders sont hospitalisés. Les passagers du second bus Trailways sont violemment agressés à leur arrivée à la gare routière de Birmingham Alabamale 14 maipar des membres du Klan. La police de Bull Connor est étrangement absente et n'intervient qu'au bout de quinze minutes. Entre temps, les passagers du Trailways ont été frappés, insultés, meurtris. Aucun des agresseurs n'est arrêté! Aussi, les freedom riders doivent mettre un terme à leur périple qui devait les conduire à la Nouvelle Orléans.

Dans les jours qui suivent, de nouveaux volontaires se présentent pour poursuivre l'initiative. Le ministre de la justice, Robert Kennedy, le frère du président tente de dissuader les riders. Il entend temporiser et "refroidir" les tensions. James Farmer du CORE lui rétorque: " On a refroidi la vapeur pendant cent ans, si on continue, on va geler sur place ".

Des bus repartent ainsi de Nashville, mais la police de Birmingham les arrête le 17 mai. Les voyageurs sont reconduits dans le Tennessee. Sous la protection des forces fédérales, les voyages reprennent néanmoins.

Le 20 mai, 21 voyageurs quittent Birmingham en autobus tandis qu'un avion survole la route en permanence. Une foule en colère mutile et blesse les riders. Même John Seigenthaler, un envoyé spécial de Kennedy, reçoit un coup de barre de fer sur le crâne. La police municipale de Montgomery a donc, avec l'accord tacite du gouverneur de l'Alabama, livré les riders aux coups de la populace déchaînée.

Les nombreux blessés sont conduits à l'hôpital de la ville. Robert Kennedy envoie aussitôt marshalls fédéraux pour monter la garde autour de l'établissement. Dans le même temps, Martin Luther King organise à Montgomery un rassemblement de soutien aux "Voyages de la Liberté" dans l'église baptiste de Ralph Abernathy, son bras droit. Dans la soirée, personnes se trouvent dans l'église assiégée par une foule particulièrement hostile.

Robert Kennedy, joint au téléphone par Luther King, exige l'intervention du gouverneur Paterson qui décrète la loi martiale. C'est sous l'escorte de l'armée que les compagnons de King sortent indemnes de l'église. Les Riders sont roués de coups dans la gare routière de Birmingham.

Le 24 mai, deux bus occupés par 27 riders quittent Montgomery pour rallier Jackson Mississippi, 5. Aucune foule hostile n'attend les voyageurs dans la ville, mais la police se charge d'arrêter les manifestants lorsqu'ils pénètrent dans une salle d'attente réservée aux Blancs. Jugés et reconnus coupables de troubles à l'ordre public sic par la justice du Mississippi, ils sont condamnés à 60 jours de détention dans le redoutable pénitencier de Parchman.

Conclusion: Ces voyages ont des conséquences positivesdans la mesure où ils galvanisent les populations noires du sud jusque là très isolées.