Que es el regimen 1973

Certes, l'Espagne franquiste a été aussi caractérisée dans son ensemble comme totalitaire et fasciste, comme le souligne Bernecker. Bernecker, de Spaniens Geschichte seit dem Bürgerkrieg, p.

De plus il manquait au régime une idéologie structurante, unitaire et obligatoire, car bien trop de forces politiques contraires étaient alliées dans le mouvement. Ce point de vue se heurte néanmoins à une contradiction. Beaucoup d'historiens soulignent l'existence d'un noyau du franquisme immuable à travers les diverses phases du régime.

L'adoption du titre de Caudillo peut avoir été inspirée par les titres de Führer Hitler et Duce Mussoliniquoique Caudillo ne soit pas une traduction immédiate, mais remonte du point de vue étymologique au plus ancien Chef d'armée [ 54 ]. Quoique Franco paraisse avoir cédé à une demande centrale de la Phalange en installant les Sindicatos verticalesune comparaison directe entre les corporations fascistes et franquistes montre quelques différences dans les buts.

Comme la Phalange n'a pas réussi là non plus à s'imposer, ceci a contribué au fait que les Phalangistes solidement attachés à l'idéologie, les soi-disant camisas viejas vieilles chemises se sont détournés de Franco et ont pris une position d'opposition orientée par le discours de Primo de Rivera jun.

Le système franquiste, restaurateur en soi, s'appuie essentiellement sur les élites et sur les institutions traditionnellement puissantes en Espagne, comme avant tout l'Église catholique. Finalement, le régime franquiste n'a pas utilisé la méthode, pourtant très répandue dans les autres régimes facistes, qui consiste à propager des images de l'ennemi toujours nouvelles pour déclencher l'enthousiasme du peuple.

Bernecker attire l'attention [ 55 ] sur le fait que l'historien espagnol Juan J. Dans ce contexte, Laqueur souligne que les différences entre États autoritaire et totalitaire ne sont pas seulement de nature académique.

D'ailleurs, Bernecker expose que l'expression autoritarisme s'est imposée pour décrire le type de système franquiste [ 60 ]. Le régime organise l'épuration de la fonction publique. Sa caractéristique principale est de monter les uns contre les autres les groupements politiques d'importance qui le soutiennent. Selon Bernecker, d'autres groupes, qui comptent moins de membres, mais dont l'influence en Espagne ne peut pas être négligée, comme les latifundistes ou la grande finance, font également patrie du système de manière plus secondaire.

Enfin, il faut aussi nommer les corporations forcées, les Sindicatos verticalesqui jouent un grand rôle dans la mise en place l'État franquiste. Sur le long terme, non seulement les partisans de la République espagnole, mais aussi bien des groupes qui ont porté Franco au pouvoir pendant la guerre civile perdent leur influence au profit du despotisme d'un seul et de ses vassaux.

De conflits idéologiques passionnés n'est ressorti finalement qu'un bras de fer opportuniste pour la survie des combattants. Le libéralisme et la franc-maçonnerie furent éliminés, l'Église a été pratiquement dépourvue de son pouvoir par la Phalange. Les buts sociaux de la Phalange sont devenus presque aussi pâles que ceux des communistesdes anarchistes et des sociaux-démocrates.

Les carlistes et les légitimistes ne peuvent pas imposer leurs vues. Sur cet ossuaire des idéologies trône en triomphe un homme froid, incolore, gris, qui a survécu à la guerre civile espagnole comme Auguste à la romaine. La prise de pouvoir de Franco dans les années et réussit dans le contexte politique d'une coalition de guerre extrêmement hétérogène. Il est prévisible que les divers groupes de cette alliance fragile, ne tenant ensemble en réalité que par la situation de crise de l'instant, retourneront leurs armes tôt ou tard les uns contre les autres.

Cette coalition mal équilibrée peut se briser à tout instant dès qu'un groupement qui la compose recevra pour on ne sait quelle raison un avantage, equilibrer son alimentation pour maigrir vite essaiera ainsi d'imposer ses buts à ses partenaires. Dans le parti d'État, il maintient les diverses factions en équilibre par sa manière de les jouer les unes contre les autres. Payne parle de charisme de Franco à propos du fait qu'il a gagné la guerre civile, mais pas à propos de sa personnalité [ 63 ].

Le système fonctionne aussi sans guide charismatique [ 65 ]. Franco, qui par sa nature, son tempérament et ses manières plutôt réservées [ 62 ] se distingue fortement de Mussolini et de Hitler [ 66 ]n'a pas d'imagination [ 64 ]est timide, retenu, introverti [ 67 ] et tout autre chose qu'un homme d'action, mais il doit sa survie politique à ses précautions, à son talent d'organisateur et à sa capacité à surseoir aux problèmes et à ne rien précipiter [ 68 ].

Quoique Franco ne paraisse pas en public dans une mesure comparable à celle des dictateurs de son temps, sa position dans l'ensemble de l'État est à beaucoup d'égards plus indépendante que ces autres despotes. Certes, il a profité du fait que pendant toute sa période de gouvernance aucun concurrent sérieux ne s'est jamais présenté. Toutefois, cela est avant tout dû au fait que Franco, à part quelques rares slogans et lignes directrices, ne formule jamais d'idéologie cohérente et n'est donc pas gêné par celle-ci dans sa liberté de décision.

En plus, il faut considérer qu'aucune des fractions du Movimiento Nacionalni aucun des autres appuis du régime comme l'Église ou l'armée ne peut faire valoir que Franco est l'un des leurs. Franco règne en jouant de tous ses soutiens les uns contre les autres, et cela lui évite de s'attacher à l'un des groupes. Le dictateur se maintient largement à couvert en ce qui concerne sa propre position par rapport aux questions de la direction de l'État et de la politique de la société, et se garde le rôle d'arbitre concluant le débat.

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Il ne fait vraiment confiance qu'à un tout petit nombre de personnes, en dehors de sa famille. Certains points de base idéologiques se montrent en outre négociables quand cela apparaît utile à Franco pour ses propres fins.

Les théories politiques et les idéologies le laissent indifférent. Il soutient Hitler, parce qu'alors toute la puissance provient de Hitler. Franco ne croit jamais qu'en Franco. Selon les idées de Franco, sa propre forme de domination dictatoriale n'est pas destinée à durer, même si le caractère autoritaire-conservateur de l'État espagnol doit se poursuivre. De son vivant, il se préoccupe de ce qu'après lui, personne ne puisse réunir pour lui cette plénitude de pouvoirs.

DèsFranco a ancré la monarchie en Espagne par la loi, mais laissé le trône vacant de son vivant. Mais Franco voit cette réintroduction comme une institution et non comme une restauration [ n 12 ]puisque la monarchie devra rester à l'avenir en plein accord avec les principes du Movimiento Nacional. Franco se voit comme administrateur du royaumequi veut préparer le retour de la monarchie. Cela ne l'empêche pas de s'entourer en attendant de l'éclat monarchique. Ainsi, il porte un uniforme en soi réservé au roi.

En outre Franco jouit des droits honorifiques liturgiques précédemment consentis au roi. Il prend en main et conduit l'éducation de Juan Carlos I erqu'il nomme finalement son successeur enaprès avoir repoussé pendant des décennies toute prise de décision concernant la nomination de son héritier royal, et joué les uns contre les autres tous les prétendants possibles, y compris ceux des carlistes.

Proclamé chef de l'État, Franco est responsable seulement devant Dieu et la nation, chef du conseil suprême de la défense. Ce qui lui confère un pouvoir de droit divin.

La loi du 8 août concentre tous les niveaux de pouvoir législatif, exécutif et judiciaire entre les mains du dictateur. Le Caudillo dirige le pouvoir militaire jusqu'à la fin de la dictature.

Beaucoup de généraux sont présents dans les gouvernements de Franco. Il arbitre cette armée grâce à son habileté à ménager les différents courants sans en favoriser aucun en particulier.

Les composantes de son nom font allusion à la Comunión Tradicionalista carliste, communauté de foi traditionnalisteainsi qu'à la Falange Española de las JONS fasciste. Elle est aussi nommée Movimiento Nacionalou tout simplement Phalanged'après sa fraction qui a longtemps dominé. Depuis avril date de dissolution des partis politiquesla Phalange Traditionaliste et de las J.

FET-JONS et différents groupuscules de droite sont regroupés au sein d'un parti unique et unificateur, le Movimientopermettant à Franco de s'approprier les arcanes du pouvoir. Le Mouvement national est le seul parti autorisé en Espagne à partir de Franco préside son bureau politique et nomme environ le quart des membres de son conseil national. Son influence cependant est déterminante au cours du conflit et pendant l'immédiat après-guerre, bien que le radicalisme pur et souvent sincère de ses premiers leaders ait péri avec eux dans les combats.

Quoique que les phalangistes aient siégé dans la plupart des gouvernements de Franco, il est difficile de percevoir dans ce mouvement un défenseur efficace du régime. Par ailleurs, beaucoup des anciens phalangistes de l'époque Primo de Rivera étaient des hommes assez âgés ou des hommes d'affaires, habiles qui tirèrent profit de l'expansion industrielle et économique mais aussi de la corruption et du mercantilisme que connut l'Espagne sous le régime franquiste.

La plénitude de la puissance du Movimiento Nacional est particulièrement importante quand Franco essaie, pendant la Seconde Guerre mondiale, de conserver l'équilibre entre partis, puis après la fin de la guerre, de briser l'isolement en politique étrangère.

Dans les premières années et jusqu'à la Regime alimentaire et syndrome metabolique Guerre mondiale, le mouvement marque de façon décisive l'idéologie du franquisme. Cependant, Franco affaiblit l'influence du Movimiento durant tout son règne. Comme de nombreux phalangistes de la vieille garde camisas viejasvieilles chemises se détournent de la voie de Franco, qui tente de se débarrasser d'eux, il y a dans l'Espagne franquiste même des groupes d'opposition de droite [ n 13 ].

Le Movimiento ne remplit les fonctions d'un parti d'État que de façon toujours plus limitée. Déjà pendant la guerre civile, le parti d'État ne soutient qu'approximativement la comparaison avec les organisations des partis de régimes totalitaires. Dès la guerre civile, en raison de la diversité des organisations adhérentes, son orientation idéologique manque de clarté et, après l'afflux de nouveaux membres enelle est devenue encore plus diffuse.

Pour cette raison, il est loin de la fermeture idéologique d'un Partito Nazionale Fascista Parti national fasciste ou évidemment d'un Nationalsozialistische Deutsche Arbeiterpartei Parti national-socialiste des travailleurs allemandsou parti nazi.

Même si les composantes du Movimiento sont exclues de l'exercice direct du pouvoir, réservé à Franco, elles ne sont pas pour autant complètement sans influence. Leurs chefs sont nommés par Franco sur la base de relations de confiance, ce qui conduit à ce qu'aucun de ces groupes ne soit ignoré complètement ou même temporairement [ 65 ]. Le Movimiento a donc dans la pratique, grâce à sa composition complexe, un pluralisme très limité [ n 14 ].

Franco apporte une grande attention à ce que ce pluralisme très relatif des diverses fractions ne dérive pas, par exemple en positions d'opposition. Le Movimientoamorphe et hautement bureaucratisé, n'exerce pas le monopole du recrutement de toutes les élites du pouvoir, comme les organisations de parti d'Allemagne ou d'Italie, simplement parce que Franco s'appuie volontiers dans la composition de ses gouvernements sur des clercs ou des militaires qui n'ont pas l'habitude d'appartenir au parti d'État.

Avec l'antimonarchisme de la fraction phalangiste, il lui est possible de créer un contrepoids aux groupes monarchistes, et avant tout aux carlistes. Pour la même raison, la Phalange, avec son penchant socialiste est utile contre les conservateurs et la vieille droite. Également, des parties de l'armée, qui sympathisent avec la Phalange, se laissent mettre en opposition contre d'autres fractions au sein de l'armée. Les organisations politiques qui se tiennent à l'écart de ces structures de base, et d'autres corporations érigées à cette fin, notamment à l'écart des syndicats, sont interdites d'après l'art.

Les syndicats sont revenus à José António Primo de Rivera. Celui-ci a déjà demandé en la transformation des syndicats et des associations d'employeurs en syndicats corporatifs, regroupant selon les branches de production les employés, ouvriers et patrons dans une seule organisation sous la supervision et la direction de l'État. Les autres organisations aux fonctions analogues aux syndicats sont dissoutes avec interdiction de reconstitution.

Cette interdiction n'est pas suivie sans défaut, parce que les Hermandades Obrera de Acción Católica Fraternités d'action catholique, HOAC continuent leur action et se présentent ouvertement comme des alternatives aux Sindicatos verticales.

En raison de son itinéraire de confrontation de plus en plus virulent, l'équipe de direction de la HOAC est finalement destituée sous la pression du régime. Les syndicats ont une fonction politique et représentative, mais ne disposent en fait que de peu de délégations de pouvoir réelles.

Ce n'est qu'en que les délégations d'établissement établies en reçoivent le droit de représenter les intérêts des ouvriers dans les accords d'établissement. Comme Bernecker l'expose [ 75 ]malgré ce renforcement relatif des compétences, dans les années suivantes, le manque de représentativité de la direction du syndicat, l'irresponsabilité de la chaîne de commandement, et la dépendance du syndicat vis-à-vis de la direction politique ont été critiqués.

Ces derniers sont responsables devant le ministre de la Phalange en tant que tel. Ils constituent une sorte d'alternative au front du travail de la Phalange, réunissent les travailleurs, les employeurs et le gouvernement dans des groupements par branche selon le type de métiers ou d'industrie. Le chef de chaque syndicat est nommé par Franco. Formalisé dans le Fuero del Trabajoce national-syndicalisme bureaucratisé et officiel est fondé sur le principe du corporatisme et de la collaboration de classes.

Toutes les questions relatives au travail relèvent d'une commission tripartite. Si un employeur n'a pas le droit de licencier un travailleur ni de le payer au-dessous d'un seuil de salaire minimumce dernier ne peut user du droit de grève.

On peut ainsi mesurer le courage qu'il fallut aux mineurs de charbon asturiens pour mener une grève aussi efficace que celle de Ils ont dû assumer sur le plan financier le coût de la non-indemnisation de leur action, tandis que plusieurs grévistes furent soumis à comparution devant les juridictions militaires.

Le système syndical est resté pour l'essentiel identique jusqu'à la mort de Franco, mais a fini par être noyauté et vidé par des groupes d'intérêt illégaux comme les Comisiones Obreras CC.

Nommés à la discrétion du ministre de la Justice, les juges dépendent entièrement de celui-ci. Les juridictions civiles peuvent être également dessaisies au profit de tribunaux militaires compétents pour la plupart des délits politiques. Ces derniers sont directement issus de l'autorité des Forces Armées dont Franco est le regime thonon suprême. Leur mission consistechaque fois que le gouvernement souhaite qu'une affaire soit jugée rapidement et secrètement, à ce qu'ils décident qu'elle engage la sécurité de l'État, la renvoyant ainsi devant la justice militaire.

Mais il lui retire peu à peu son influence politique et pourvoit surtout les postes d'administration gouvernementale avec des civils. Pendant toute sa dictature l'armée, qui pour l'essentiel lui garde sa fidélité, reste une puissance qu'il ne peut pas négliger, à cause de son influence sur les forces de sécurité et de sa position dans l'administration publique et dans la vie économique.

Ceci s'observe d'une part à la fraction constamment faible des dépenses d'armement après et, d'autre part, au fait que les représentants de l'armée ne jouent pas de rôle décisif sur les décisions politiques importantes et que pendant le franquisme tardif ne sont même pas consultés.

L'image de soi de l'armée se transforme pendant le règne de Franco. Sa perte d'influence sur le plan politique la conduit à se dépolitiser et à se discipliner [ 76 ]. Pendant les deux premières décennies environ de la domination de Franco, marquées par le cléricalismel'Église catholique est un des appuis les plus efficaces de l'État franquiste.

En contrepartie, afin de légitimer la dictature, elle reçoit une large influence dans le domaine de la politique sociale espagnole. Ce nacional-catolicismo de l'époque de Franco restera selon Manfred Tietz [ 77 ] un lourd passif de l'Église espagnole après la démocratisation [ n 15 ]. Francisco Franco déclare son mandat comme clairement catholique. Il recherche la proximité des institutions ecclésiales auxquelles il demande une légitimation, qu'il obtient.

Ainsi, l'Église reconnaît à Franco notamment une grâce de Dieu qui devient partie constitutive de son titre officiel. Ce rapport particulier entre l'Église et le dictateur a été désigné par nacional-catolicismo catholicisme national. Le nacional-catolicismo prend déjà forme pendant la guerre civile. D'une part, il s'agit pour l'Église espagnole, en prenant parti pour les nationalistes, de récupérer les privilèges perdus sous la seconde République, marquée par l'anticléricalisme.

D'autre part, à la base de cette décision, il y a le nombre incalculable d'attaques violentes contre le clergé, les laïcs et les bâtiments de l'Église pendant la seconde République et la guerre civile. Franco s'assure le soutien de ces puissants alliés en représentant son putsch comme une lutte pour l'ensemble de la chrétienté sous la forme de la civilisation occidentale dans son ensemble et de l'hispanité hispanidad en particulier, et comme une cruzada croisade pour la défense de la religion.

Cette lutte pour la religion devient un mythe fondateur du régime franquiste voir infra. Cependant, la position du Saint-Siège diffère radicalement de celle de l'Église espagnole. Le catholicisme devient la seule confession autorisée à célébrer des cérémonies et manifestations publiques.

Dans le cadre du nacional-catolicismoon en arrive à une fusion entre Église et État. Symboliquement le régime franquiste attribue le rang de Général honoraire de l'armée espagnole à la Vierge Marie [ 80 ].

EnFranco signe avec le Vatican un concordat très avantageux pour le Saint-Siège [ 81 ]. Hormis le fait que l'État espagnol et l'Église catholique se favorisent ouvertement mutuellement, la signature du concordat est liée aux efforts du régime de Franco pour briser la proscription internationale. Cela explique les longues hésitations du Vatican à signer cet accord. La tactique d'atermoiement du Saint-Siègene trouvera son terme avec les négociations avec des États-Unis sur la conclusion d'un accord de stationnement de troupes en Espagne.

Outre la confirmation des prérogatives déjà existantes, le concordat assure à l'Église une emprise encore plus large sur la vie publique, en particulier par la délégation de domaines de la formation et de l'éducation, ainsi que par des pouvoirs en matière de censure dans le domaines dogmatique et moral. Le concordat prévoit notamment des cours de catéchisme obligatoires de l'école primaire jusqu'à l'université et qui doivent rester entièrement à l'unisson de l'enseignement dogmatique et moral catholique.

D'autres parties du concordat accordent de larges exonérations d'impôts pour les institutions ecclésiastiques et des dédommagements pour les confiscations survenues pendant la seconde République. En outre, l'État espagnol doit contribuer au salaire des prêtres et à l'entretien des bâtiments de culte. La possibilité du divorce civil est abolie. Jusqu'enil n'y a pas de possibilité de mariage civil.

En contrepartie, l'État reçoit un droit de proposition pour la nomination des évêques espagnols, et par là une possibilité d'influencer les têtes de l'Église espagnole. Ce n'est qu'en qu'une loi sur la liberté des cultes Ley de la libertad de cultos apportera une amélioration de la situation des confessions non-catholiques, qui néanmoins est loin de représenter une égalité de droits. À la fin du franquisme, l'Église s'efforce d'obtenir une révision du concordat, car l'entrelacement étroit avec le régime lui paraît alors plus comme une charge.

Le Vatican ayant demandé en vain à Franco d'abandonner son droit de participation à la nomination des évêques, il laisse les sièges épiscopaux vacants et ne nomme que des évêques auxiliairesun poste pour lequel selon le concordat Franco n'a pas de droit de regard. Les premières modifications du concordat surviennent à la fin du franquisme, en Enenviron les deux tiers des clauses sont supprimés.

À partir de environ, un mouvement d'opposition au régime se développe dans l'Église, et surtout à sa base. C'est un processus rampant qui dure de nombreuses années. Les curas rojos curés rouges et les prêtres ouvriers également décriés comme communistes à la base de la hiérarchie de astuce pour perdre du poids en 1 semaine offerte travaillent dans ce sens.

La puissance étatique réagit à cette activité avec les répressions habituelles et arrête des prêtres sans l'accord de leurs évêques et les incarcère dans une prison spécifique près de Zamora. Ce type de mesure change l'attitude de la hiérarchie de l'Église et amène à une prise de distances avec Franco, ce qui conduit après le concile de Vatican II à la présentation à Franco des demandes de la communauté laïque de l'Église par la conférence des évêques d'Espagne.

En outre, une partie de l'Église s'engage en faveur de la population non-castillane, ce qui atteint un sommet quand l'archevêque de Bilbao, Antonio Añoveros postule vers pour le droit des Basques à leur langue et à leur culture au prix d'un conflit sérieux avec Franco. Dans ce contexte l' abbaye de Montserrat où des messes sont dites dans la langue catalane interdite trouve un certain renom.

Le chant de louanges à la Vierge Virolai de Montserrat a remplacé pendant l'ère franquiste l'hymne catalan interdit Els Segadors. Seule la presse dépendant directement de l'Église catholique échappe au contrôle de cette censure. Enune nouvelle loi promulguée par Manuel Fraga tend à libéraliser le droit de la presse [ 82 ]. Toutefois, le régime applique des sanctions sous forme de fortes amendes, voire de saisie de certains périodiques ou ouvrages, ce qui favorise l' autocensure.

L'Eglise catholique espagnole exerce dès cette époque une forme de censure sur l'ensemble des médias [réf. Elle prend le contrôle des réseaux radiophoniques, notamment la chaîne COPE, et des publications des Éditions catholiquesactionnaire de la presse périodique de Madrid comme Ya.

Ce courant artistique éprouve en Espagne des difficultés d'expression du fait de la situation politique du pays. Il existe des contre-exemples comme dans les figures de Millares et Tàpies qui suggèrentpar le travail de la matière, la violence infligée par le régime sur le peuple. Le Nouveau Réalisme ouvre la voie. Il sera suivi ensuite par la peinture où le Nouveau Réalisme ne s'attachera plus au mimétisme, mais au primat du contenu sur la forme. Il faut aussi évoquer comme appuis du système les grands propriétaires et la bourgeoisie de la haute finance.

Ces cercles profitent considérablement du système, avant tout lors de la phase d'autarcie qui débute en Ils parviennent à conserver leur influence après la fin de cette phase, et même après la mort de Franco. Les grands propriétaires terriens soutiennent Franco dès le début, idéologiquement et avant tout financièrement. Ils sont les véritables soutiens du système clientéliste ou caciquisme caciquismo qui contrôle le comportement électoral de la population des campagnes.

Le dictateur les remercie par des prix d'achat garantis par l'État. La bourgeoisie de la haute finance est étroitement intriquée avec la grande propriété foncière. Les banques déjà existantes en reçoivent la garantie d'un monopole par la loi du status quo bancario. Elle interdit la formation de nouvelles banques et reste en vigueur jusqu'en Il y a donc formation d'un oligopole bancaire.

Franco met une fois de plus à mal le programme du parti de la Phalange dequi prévoyait une nationalisation des banques. Le résultat de cette loi est un important processus de concentration du secteur bancaire où sept grandes banques voient le jour, tandis que le nombre des banques diminue presque de moitié par acquisitions ou fusions. Jusqu'à la réforme, les banques se soustraient de fait au contrôle de l'État.

Par ailleurs, elles le financent et peuvent donc exercer des pressions [ 86 ]. Elles tiennent aussi pratiquement le monopole sur le marché des devises, et se rendent indispensables à l'économie espagnole. En outre pour accorder des crédits, elles exigent de l'emprunteur l'attribution d'actions ou de sièges au conseil d'administration [ 85 ].

Comme pour l'Église catholique, le terme de soutien doit ici être pris avec précaution, des meneurs de l'opposition faisant aussi partie de l' Opus Dei [ 87 ]. À la fin des annéesla domination de Franco est sérieusement mise en danger quand la politique d' autarcie du régime conduit au bord de la catastrophe économique.

L'organisation peut alors accroître sa puissance aux dépens de la Phalange. Derrière l'Opus, se tient son soutien Luis Carrero Blancoqui passe pour une éminence grise de l'État franquiste, mais qui n'appartient pas lui-même à l'ordre. Son attention se serait portée sur l'Opus alors qu'il cherchait à se séparer de sa femme. Son avocat, Lopez Rodómembre de l'ordre, parvient à grand-peine à ressouder le couple en crise [ 88 ]. L'Opus Dei est parfois comparé au mouvement des francs-maçons, pour le secret exigé de ses membres ainsi que pour son action au service de l'idéal du mouvement dans la vie de tous les jours, et dans le comportement professionnel.

Ses membres, parmi lesquels les laïcs dominent largement, ne forment pas d'assemblée, mais restent actifs dans le monde et dans leur métier. L'Opus Dei est un mouvement d'élites de formation académique et, comme tel, un réseau partageant les mêmes idées, même s'il est conduit de façon assez rigide et construit hiérarchiquement.

En Espagne, l'environnement est particulièrement favorable pour l'Opus Dei.

Après la guerre civile, il y a de nombreux étudiants des couches sociales élevées qui ne se sentent attirés, ni par la Phalange, ni par les ordres traditionnels. Enla communauté obtient l'occasion de s'établir tout d'abord dans la banque puis dans de larges secteurs de l'industrie espagnole, et ainsi mettre fin à la politique autarcique de la Phalange et au dirigisme d'État, en réorganisant l'économie selon de manière libérale.

L'Opus Dei se concentre tout d'abord sur le secteur bancaire, le financement des investissements, dans le cadre des produits financiers modernes, étant essentiel pour le développement de l'industrie espagnole. L'influence de l'Opus Dei est sensible au premier plan dans les domaines de l'économie et de la politique économique, mais dans une moindre mesure dans le domaine de la politique générale.

Là-dessus, il faut compter un nombre de personnalités à des postes politiques importants, qui certes n'appartiennent pas à l'Opus Dei, mais qui en sont proches et le poussent, au premier rang desquelsLuis Carrero Blanco.

Jusqu'après la fin du régime franquiste le réseau de l'Opus Dei exerce une grande influence sur la politique économique espagnole, en particulier dans le domaine bancaire et dans le secteur de la formation. Cette affaire serait révélée par la Phalange, qui souhaite par là dépouiller de son pouvoir son encombrant concurrent. D'immenses crédits ont été accordés à une firme minuscule d'où l'argent s'échappait vers une destination inconnue… La Phalange soupçonne l'Opus Dei d'en être la destination finale.

Avec la mort de son protecteur Carrero Blanco enla possibilité pour l'Opus Dei d'exercer une influence directe sur la politique espagnole diminue substantiellement. Il se présente comme une réaction catholique à la seconde République. Ce parti accepte la République, mais refuse sa législation anti-cléricale. Sa revendication principale est le rétablissement de l'ancienne Constitution.

Comme tous les autres partis, la CEDA disparaît sous Franco en et devient une composante de la coalition nationaliste. C'est la seule organisation laïque à laquelle le concordat attribue une grande liberté d'action. Cela n'empêche cependant pas de nombreux de ses membres de se détourner du régime franquiste pendant de sa dernière décennie.

Certaines parties du mouvement, comme le HOAC développent soit à côté, soit avec le mouvement illégal des syndicats libres des CC. OO les traits d'un syndicat, cela bien que l'action syndicale hors des Sindicatos verticales soit interdite.

Dans l'environnement de l'HOAC, au début des annéesse développe également le syndicat indépendant illégal USO Unión Sindical Obreraligue syndicale des travailleurs avec un programme de gauche catholique, qui s'allie temporairement avec le mouvement syndical tout aussi illégal des CC. Gil-Robleset essaiera de fonder après la mort de Franco un parti chrétien démocrate, qui cependant n'aura pas de succès aux élections de Il meurt en.

La suppression définitive de postes dans l'enseignements universitaire dégrade le tissu scientifique. Des écoles scientifiques comme celle d' histologiede psychiatrie et de neurologie ont été démantelées [ 95 ]. La politique étrangère du régime franquiste est caractérisée par les relations qu'il entretient avec les fascistes italiens et les nazispendant de la guerre civile.

Adolf Hitler et Benito Mussolini sont pour Franco des alliés de la première heure. Dès les premiers jours, les Italiens fournissent un appui aérien pour transporter des troupes nationalistes du Maroc espagnol sur le continent.

Le but de Mussolini est d'étendre l'influence de l'Italie fasciste en Méditerranée et en Espagne, car il ne considère pas Franco, ce militaire de carrière catholique et conservateur, comme compatible idéologiquement avec le fascisme.

Son objectif est également économique, à travers la vente d'armes aux rebelles. L'aide italienne se traduit ainsi très vite par l'envoi de matériel de guerre, des chars, des avions, et d'un important contingent le Corps des Troupes Volontaires, le Corpo Truppe Volontarie.

Cela permet aux Allemands de tester leurs nouveau matériels, notamment leurs chars et leurs avions. Hitler en profite pour prendre le contrôle de certaines entreprises espagnoles.

Cette aide étrangère fut décisive pour les rebelles, d'autant que malgré les Brigades Internationalesle camp républicain ne bénéficia d'aucun appui comparable. Allemands et Italiens purent au contraire étendre leur influence sur l'Espagne, mettre la main sur des ressources importantes pour la guerre et mettre diplomatiquement en échec la France et la Grande-Bretagne [ 96 ].

Bien que Franco ait incontestablement des sympathies pour le régime fasciste d'Italie et le régime nazi en Allemagne, la solidarité de pensée avec ses alliés reste en pratique limitée. Ce sont plutôt des relations d'affaires qui s'établissent avec ces régimes qu'une communauté de destins idéologiques.

En marsl'Espagne adhère au pacte anti-Komintern. Plus caractéristique de l'attitude de Franco envers les puissances de l' Axe est son comportement déjà évoqué à Hendaye en au sommet de la puissance nazie en Europe pendant son unique rencontre avec Hitler, quand Franco exige pour son entrée en guerre non seulement des territoires coloniaux français, mais refuse de laisser entrer des troupes allemandes sur son sol.

Selon ses propres indications, Franco aurait exprimé à Hitler que l'Espagne lutterait jusqu'au dernier homme contre tout envahisseur, d'où qu'il vienne. En outre, Franco demande la livraison de matières premières comme du coton et du caoutchoucque l'Allemagne ne peut qu'à peine livrer. Mais il la retire en après la bataille de Stalingrad. Par ailleurs, Franco met à la disposition de l'Allemagne notamment des points d'appui de sous-marins et du matériel de transmissions. L'Italie fasciste reçoit de sa part encore moins de soutien.

Payne voit déjà des mouvements de retrait de l'Espagne par rapport à l'Allemagne et l'Italie, encore avant que la page ne se tourne en Union soviétique, car à cette époque un article d'un leader de la Phalange est publié et fait une distinction entre l'Espagne et les régimes totalitaires. Quand, versleur défaite se dessine, Franco prend ses distances avec les puissances de l'Axe.

Il déclare alors l'Espagne neutre et, en échange de livraisons de pétrole des Alliés, abandonne largement le soutien matériel et idéologique de l'Allemagne.

Ce renversement d'alliances peut apaiser quelque peu les Alliés vis-à-vis de Franco. Par ailleurs, pendant la seconde Guerre mondiale, des symboles extérieurs comme le salut fasciste sont abolis. Pour Franco, Hitler et Mussolini n'ont un intérêt que dans la mesure où ils sont puissants et qu'il peut en attendre quelque chose.

Un autre aspect est toutefois que l'Espagne, encore très affaiblie par une guerre civile dont elle sort à peine, ne peut pas se permettre la moindre participation à une autre guerre. L'Espagne est une station sur ce qu'on a appelé la route des ratsvoie de fuite des nazis haut placés, ou de leurs alliés idéologiques, qui conduit jusqu'en Amérique du Sud.

Certains trouvent cependant l'asile en Espagne même, comme Léon Degrelleleader des rexistes belges. Les discours racistes entretenus particulièrement par les nazis trouvent moins d'écho en Espagne.

L'Espagne se montre cependant si peu hospitalière que pour l'entrée, il est exigé un visa de sortie français, que les réfugiés ne peuvent que rarement présenter, si bien qu'il ne leur reste que l'entrée illégale. En outre, les diplomates allemands, puis la Gestapo opèrent dans l'arrière-pays espagnol. En règle générale, l'Espagne est considérée comme un pays de transit qu'il vaut mieux quitter dès que possible.

Le fait que la fuite par la péninsule ibérique ait sauvé la vie de nombreux réfugiés est dû en premier lieu à l'attitude du Portugal, qui supprime pratiquement la poursuite des réfugiés à partir de Un engagement plus avancé en faveur du sauvetage des Juifs menacés, que Franco avancera plus tard en sa faveur, ne reflète, selon des sources nouvelles, que la propagande franquiste d'après-guerre et doit être réfuté [ ].

À ce bilan il faut ajouter l' opération Condormenée conjointement avec les autres dictatures latino-américaines, contre les exilés.

Tué durant son emprisonnement, sa dépouille est cachée et son décès n'est pas notifié à ses proches. Augusto Pinochet prend la présidence de la Junte Gouvernementale, en sa qualité de commandant en chef de la branche la plus ancienne des Forces armées [ 47 ].

Le premier gouvernement mis en place se compose alors de 13 militaires sur 15 membres. Quant à la Junte, elle occupe les fonctions constituante et législative à la place du Congrès nationaldissout depuis le 21 septembre Ses membres, les grémios, fournissent alors une bonne part des nouveaux cadres administratifs au gouvernement et à l'administration.

Ils se concentrent notamment au sein de trois organismes gouvernementaux. Premièrement, le secrétariat général du gouvernement. Il constitue un véritable ministère à part entière où se trouve l'importante direction des organisations sociales et ses trois secrétariats à la mère, à la jeunesse et aux corporations.

Les grémios fournissent aussi une grande partie du personnel municipal des gouvernements locaux ainsi que celui du corps universitaire, notamment ceux d' agronomiede droitd' économie et d' ingénierie. Il compteront de nombreux membres ou sympathisants dans les médiaschez les fonctionnaires du gouvernement et dans le patronat. Cependant, en l'absence de registres électoraux, il n'a pas été possible de contrôler la régularité du scrutin.

Dès le début du coup d'État, la junte tentait de présenter un front uni en dépit des dissensions qui pouvaient exister en son sein, notamment entre Gustavo Leigh et Augusto Pinochet.

Le premier avait critiqué le soutien tardif au coup d'État du second et s'opposait à ses prétentions pour s'arroger tout le pouvoir. En décembreLeigh fut le seul membre de la junte à s'opposer à la désignation de Pinochet comme président de la république.

Partisan également d'un gouvernement dirigiste en matière économique, Leigh était hostile à l' économie de marché alors que les autres membres de la junte avaient décidé de s'en remettre sur le sujet aux partisans d'un néo-libéralisme économique. La rupture entre Leigh et Pinochet intervint en quand Leigh s'opposa à la volonté de Pinochet d'organiser un référendum par lequel ce dernier voulait demander aux chiliens de rejeter la condamnation par l' ONU des violations des droits de l'homme au Chili.

Poursuivant ses critiques, Leigh accorda le 18 juillet une entrevue à un journal italien, le Corriere della Seradans lequel notamment il condamna l'assassinat d' Orlando Letelier aux États-Unis et réclama le rétablissement à court terme du régime civil avec la légalisation des partis politiques, une nouvelle constitution et des élections libres.

Le 24 juilletà l'unanimité des autres membres de la junte, Leigh fut relevé de ses fonctions de chef de l'armée de l'air et démis de sa position au sein de la junte. Il fut alors remplacé par le général Fernando Matthei. Le départ de Leigh s'accompagna de celui de la quasi-totalité du haut commandement de l'armée de l'air chilienne. Il eut aussi pour conséquence d'élever l'ancien président Salvador Allende au statut de martyr [ 48 ]. Les exilés dénoncèrent la répression et en appelèrent à une solidarité internationale avec le peuple chilien.

La dictature interdisait la venue sur le sol chilien d'émissaires de l'ONU. Cependant, le général Pinochet est reçu à l'étranger, non seulement dans les pays de la région mais aussi aux États-Unis d'Amérique, notamment à la Maison-Blanche en où il s'entretient avec le président Jimmy Carter [ 49 ] ou encore en Bolivie en pour y rencontrer Víctor Paz Estenssoro [ 50 ].

Quelques régimes communistes maintiennent cependant leurs relations diplomatiques comme la Roumanie et la république populaire de Chine [ 52 ]. À l'opposé, la Corée du Suden octobreet le Sud-Vietnam en marsouvrirent des représentations diplomatiques à Santiago [ 53 ]. Après la prise de fonction de Jimmy Cartersi les relations commerciales sont maintenues [ 54 ] et que celui-ci reçoit Pinochet à la Maison-Blanche septembreles États-Unis mettent un terme aux avantages financiers dont bénéficie le Chili.

Toutefois, Washington livre finalement 16 F-5 de Northrop au Chili, mais sans leur armement. De leur côté, l' Allemagnel' Autriche et le Royaume-Unifournisseurs d'arme habituels des forces armées chiliennes, maintiennent leurs ventes d'armes au Chili. Avec les pays limitrophes, essentiellement des régimes dictatoriaux, et en dépit des liens tissés par le plan Condorles relations sont médiocres, voire conflictuelles.

Hugo Banzerle général bolivienrompt alors ses relations diplomatiques avec le Chili. Mais durant la guerre des Malouines entre l'Argentine et l'Angleterre, 4 ans plus tard, Pinochet prend ouvertement parti pour la Grande-Bretagnelui apportant une aide logistique [laquelle?

L'élection de Jean-Paul II comme pape au début des années marque, en Amérique latine, le reflux de la théologie de la libérationcondamnée à deux reprises, en etpar la Congrégation pour la doctrine de la foi dirigée par le cardinal Ratzinger futur Benoît XVI.

Le modèle chilien était basé en tout état de cause, sur l'application de politiques néolibérales [ À partir de -pour relancer l'économie chilienne, la junte avait fait appel aux Chicago Boys [ 60 ]des économistes chiliens formés en bonne part aux idées de l' école de Chicago de Milton Friedman.

La situation ne put se maintenir obligeant l'État à infléchir sa politique économique et à se monter plus dirigiste [ 66 ]. En juinle peso fut dévalué et on mit fin à la politique de cours du change fixe.

Les emprunts atteignirent alors des intérêts exorbitants et de nombreuses banques et entreprises firent faillite. Il s'agit de la pire récession au Chili depuis les années [ 68 ]. Les coupes drastiques dans les budgets sociaux et le programme de privatisations massives provoquent une hausse importante des inégalités. De nombreux employés du secteur public perdent leur emploi [ 69 ]. Face à cette situation les premières protestations, pacifiques mais interdites par la dictature, commencèrent à apparaître.

La réduction des dépenses sociales allait augmenter le fossé entre les riches et les pauvres, faisant du Chili un des pays ayant la plus grande inégalité de revenus, et les pensions de retraite allaient se réduire à des limites minimales, entre autres effets. Le second boom économique s'accéléra à partir de et caractérisa le Chili durant toute la décennie sous les mandats de Patricio Aylwin et de son successeur [ 70 ].

Les résultats économiques furent meilleurs après le retour de la démocratie. Si les classes aisées ont bénéficié de l'expansion économique, ce fut moins le cas des classes populaires. La nouvelle constitution deentrée en vigueur le 11 marsinscrivait dans les textes un calendrier pour le retour à une démocratie. Pinochet ordonna alors une forte vague de répression qui se termina par la mort de plusieurs membres du front patriotique Manuel Rodríguez opération Albanie.

Durant cette même période, cinq professeurs communistes furent retrouvés égorgés. Ces crimes furent attribués à des membres du corps de carabiniers, ce qui mena à la démission de la junte du directeur général César Mendozaremplacé par Rodolfo Stange.

La Révolution iranienne et la guerre Iran-Irak provoque le deuxième choc pétrolier. Le régime compétent est le dernier régime d'affiliation visé par la liquidation unique, même si les derniers revenus à ce régime ne permettent pas de valider des trimestres d'assurance. Si l'assuré a été affilié simultanément à plusieurs des régimes visés par la retraite unique, le régime compétent est celui de ces régimes qui prend en charge les frais de santé. Si l'assuré a été salarié agricole et a droit à une retraite de non salarié agricole, le régime compétent est :.

S'il s'agit d'une demande de retraite pour incapacité permanente, les r ègles de compétence habituelles s'appliquent. Toutefois, si l'incapacité est reconnue par la régime des exploitants agricoles non visé par la liquidation uniquele régime compétent est :. Le régime compétent pour la liquidation unique de la retraite de réversion dépend de la carrière de l'assuré décédé. Incidence sur d'autres dispositifs Dès lors qu'il y a lieu de se référer à la durée d'assurance pour d'autres dispositifs priorité de service, compétence, calcul Chaque régime qui modifie la carrière de l'assuré informe le régime qui a attribué la retraite unique.

Cette modification peut entraîner une révision du droit. Pour déterminer le nombre de trimestres par année, tous les revenus et salaires soumis à cotisation de retraite, de tous les régimes concernés, sont totalisés par année civile. Le nombre de trimestres validés pour l'ensemble des régimes ne peut pas dépasser 4 par année civile.