Injection intravésicale de toxine botulique spasticité

De nouvelles crises convulsives ou des convulsions récurrentes ont été rapportées, typiquement chez des patients prédisposés à de tels événements. La relation exacte de ces événements avec l'injection de toxine botulinique n'a pas été établie. Les cas recueillis chez l'enfant concernaient principalement des patients atteints de paralysie cérébrale traités pour une spasticité.

La formation d'anticorps neutralisants contre la toxine botulinique de type A est susceptible de réduire l'efficacité du traitement par BOTOX en inactivant l'action biologique de la toxine. Les résultats de certaines études suggèrent que des injections de BOTOX à des intervalles plus courts ou à des doses plus élevées pourraient conduire à une incidence plus élevée de formation d'anticorps.

Le cas échéant, le potentiel de formation d'anticorps peut être minimisé en injectant la dose minimale efficace en respectant les intervalles les plus longs cliniquement recommandés entre les injections.

Généralement, la dose utilisée dans ce cas était au-dessus de celle recommandée voir rubrique 4. Une précaution extrême est nécessaire lors du traitement de patients pédiatriques ayant un déficit neurologique significatif, une dysphagie, ou des antécédents récents de pneumonie par inhalation ou de pneumopathie.

Le traitement de patients présentant un mauvais état général ne doit se faire que si le bénéfice potentiel est supérieur aux risques. Dans la déformation dynamique du pied en équin chez les enfants présentant une infirmité motrice cérébrale, une évaluation fonctionnelle initiale précise doit être effectuée en milieu spécialisé.

Elle permet :. Cette faiblesse pourrait être aggravée par une injection de toxine botulinique. La diminution du clignement à la suite de l'injection de la toxine botulinique dans le muscle orbiculaire peut conduire à une exposition prolongée de la cornée, à une lésion épithéliale persistante et à une ulcération de la cornée en particulier chez les patients ayant présenté une paralysie faciale.

Dans ce cas, des mesures préventives et curatives doivent être prises. Des ecchymoses surviennent aisément dans les tissus mous palpébraux. En raison de l'action anticholinergique de la toxine botulinique, des précautions sont nécessaires lors du traitement de patients à risque de glaucome à angle fermé, y compris les patients ayant des angles anatomiquement étroits.

Les patients atteints de torticolis spasmodique dystonie cervicale doivent être informés de la possibilité de survenue d'une dysphagie, laquelle peut être très légère mais peut également être sévère. La dysphagie peut persister durant deux à trois semaines après l'injection, mais a été rapportée jusqu'à cinq mois post-injection.

La limitation de la dose injectée dans le muscle sterno-cléido-mastoïdien à moins de Unités pourrait diminuer la survenue de dysphagie. Il a été rapporté que les patients ayant une masse musculaire cervicale plus faible, ou que les patients recevant des injections sterno-cléido-mastoïdiennes bilatérales, présentaient un risque plus élevé de dysphagie.

Des injections dans le releveur de l'omoplate pourraient être associées à un risque accru d'infection des voies respiratoires supérieures et de dysphagie. Une dysphagie pourrait contribuer à une diminution de la prise alimentaire et hydrique, avec pour conséquence une perte de poids et une déshydratation.

Les patients ayant une dysphagie infraclinique pourraient encourir un risque accru de dysphagie plus sévère après une injection de BOTOX. Il est peu probable que BOTOX puisse améliorer la mobilité d'une articulation bloquée par une contracture fixée. Dans le traitement des patients atteints de dysfonctions vésicales :. Par conséquent, les patients doivent être informés et doivent accepter que des sondages intermittents propres pour vider leur vessie seront nécessaires.

Ils doivent, eux-mêmes ou leur entourage, être capables de les réaliser. Une prise en charge médicale appropriée et rapide peut alors être nécessaire.

Interactions avec d'autres médicaments et autres formes d'interactions. L'effet de l'administration, concomitante ou séparée de plusieurs mois, de différents sérotypes de neurotoxine botulinique, n'est pas connu. Une faiblesse neuromusculaire excessive peut être exacerbée par l'administration d'une autre toxine botulinique avant la disparition totale des effets de la toxine botulinique administrée précédemment.

Aucune étude d'interaction n'a été réalisée. Aucune interaction cliniquement significative n'a été rapportée. Fertilité, grossesse et allaitement. On ne dispose pas de données pertinentes concernant l'utilisation de la toxine botulinique de type A chez la femme enceinte. L'innocuité de l'utilisation de la toxine botulinique chez la femme allaitante n'a pas été démontrée. Les études conduites chez des rats mâles et femelles ont montré des diminutions de la fertilité Voir rubrique 5.

Effets sur l'aptitude à conduire des véhicules et à utiliser des machines. Aucune étude n'a été menée sur la capacité à conduire des véhicules et à utiliser des machines. Toutefois, BOTOX peut causer une asthénie, une faiblesse musculaire, des vertiges et des troubles visuels, susceptibles d'affecter la capacité à conduire des véhicules et à utiliser des machines.

En général, les effets indésirables surviennent dans les tous premiers jours suivant l'injection, et, bien que généralement transitoires, ils peuvent durer plusieurs mois voire plus longtemps dans de rares cas. Une faiblesse musculaire locale correspond à l'action pharmacologique attendue de la toxine botulinique sur les tissus musculaires. Des cas de fièvre et de syndrome pseudo-grippal ont également été rapportés après des injections de toxine botulinique.

Peu fréquents : Kératite, ectropion, diplopie, entropion, troubles visuels et vision floue. Très rares : Kératite ulcérative, anomalie de l'épithélium cornéen, perforation de la cornée. Troubles généraux et anomalies au site d'administration. Affections respiratoires, thoraciques et médiastinales.

Affections gastro-intestinales. Affections musculo-squelettiques et systémiques :. Peu fréquents : Hyperesthésie, hypoesthésie, céphalée, paresthésie, perte de la coordination et amnésie. Affections de la peau et du tissu sous-cutané. Affections musculo-squelettiques et systémiques.

Fréquents : Douleur dans les extrémités, faiblesse musculaire, douleurs des membres injectés. Depuis la mise sur le marché, des cas possibles de diffusion de la toxine ont très rarement été rapportés chez les enfants ayant surtout des troubles associés à une infirmité motrice cérébrale.

Généralement, la dose utilisée dans ces cas était au-dessus de celle recommandée voir rubrique 4.

Fréquents : Hyperhidrose transpiration non-axillaireodeur cutanée anormale, prurit, nodule sous-cutané et alopécie. Fréquent : Douleur des extrémités. Peu fréquents : Faiblesse musculaire, myalgie et arthropathie. Très fréquent : Douleur au site d'injection. Une faiblesse du bras a également été rapportée.

Dans le cas peu fréquent où une faiblesse musculaire serait rapportée, un examen neurologique pourra être envisagé. Hyperactivité vésicale idiopathique. Affections du rein et des voies urinaires. Lésions, intoxications et complications liées aux procédures. Atteinte du plexus brachial, dysphonie, dysarthrie, parésie faciale, hypoesthésie, faiblesse musculaire, myasthénie grave, neuropathie périphérique, paresthésie, radiculopathie, convulsions, syncope et paralysie faciale.

Glaucome à angle fermé dans le traitement du blépharospasmestrabisme, vison floue et troubles visuels. Douleur abdominale, diarrhée, constipation, bouche sèche, dysphagie, nausée et vomissements. Alopécie, dermatite psoriasiforme, érythème polymorphe, hyperhidrose, madarose, prurit et éruption cutanée.

Déclaration des effets indésirables suspectés. La déclaration des effets indésirables suspectés après autorisation du médicament est importante. Les professionnels de santé déclarent tout effet indésirable suspecté via le système national de déclaration : Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé ANSM et réseau des Centres Régionaux de Pharmacovigilance - Site internet : www.

Un surdosage de BOTOX est un terme relatif et dépend de la dose, du site d'injection, et des propriétés tissulaires sous-jacentes. En cas d'injection ou d'ingestion accidentelle ou de suspicion de surdosage, le patient sera surveillé médicalement sur une période pouvant aller jusqu'à plusieurs semaines, à la recherche de signes et symptômes progressifs de faiblesse musculaire locaux ou à distance du site d'injection, pouvant inclure un ptosis, une diplopie, une dysphagie, des dysarthries, une faiblesse généralisée ou une défaillance respiratoire.

Chez ces patients, des examens médicaux complémentaires sont à envisager, et un traitement médical approprié sera immédiatement instauré, pouvant inclure une hospitalisation. Il n'existe pas d'antidote. Il conviendra d'avoir recours à un traitement symptomatique si nécessaire. Propriétés pharmacodynamiques. La toxine botulinique de type A bloque la libération périphérique d'acétylcholine au niveau des terminaisons nerveuses cholinergiques présynaptiques, en clivant la SNAP, une protéine impliquée dans le stockage et la libération de l'acétylcholine à partir des vésicules situées dans les terminaisons nerveuses.

Après un certain temps, de nouvelles terminaisons nerveuses se forment et les connexions se rétablissent.

De plus, BOTOX prévient et inverse la sensibilisation des neurones sensoriels maigrir du ventre avant apres xp dans ces modèles précliniques. La récupération après une injection intramusculaire a normalement lieu dans les 12 semaines qui suivent l'injection, du fait du bourgeonnement des terminaisons nerveuses et de leur reconnexion avec les plaques motrices.

Un essai clinique multicentrique en double aveugle a été réalisé chez des patients présentant une hyperhidrose axillaire bilatérale ventouse cellulite cdiscount gratuit définie à l'inclusion par une mesure gravimétrique d'une quantité de sueur par aisselle d'au moins 50 mg sur une période de 5 minutes à température ambiante et au repos.

Une étude de suivi en ouvert a été réalisée sur 12 mois, incluant patients ayant reçu jusqu'à 3 injections de BOTOX. Au total, sur les 2 études patients ont terminé la période de 16 mois 4 mois en double aveugle et 12 mois de suivi en ouvert. Deux études cliniques de phase 3 randomisées en double aveugle, multicentriques, contrôlées versus placebo sur 24 semaines ont été réalisées chez des patients présentant une hyperactivité vésicale avec des symptômes incluant incontinence urinaire, urgenturie et pollakiurie.

Le volume mictionnel était aussi significativement plus élevé. Résultats poolés des critères principaux et secondaires des études pivots.

Variation moyenne à la semaine 12 a. Semaine 12 a. Fréquence quotidienne des mictions. Variation moyenne à la semaine 12 b. Score total I-QOL. Variation moyenne à la semaine 12 b,c. Huit cent trente-quatre patients ont été suivis à long terme. Un de ces trois patients continuait à présenter un bénéfice clinique.

Deux études cliniques de phase 3 randomisées en double aveugle, contrôlées versus placebo ont été réalisées chez des patients présentant une incontinence urinaire due à une hyperactivité détrusorienne neurologique soit en miction spontanée soit sondés.

Six cent quatre-vingt-onze patients atteints de sclérose en plaques SEP ou blessés médullaires ont été inclus dans ces études. Des améliorations significatives des paramètres urodynamiques ont également été observées : augmentation de la capacité cystométrique maximale et diminution du pic de la pression maximale détrusorienne durant la première contraction involontaire du détrusor.

Variation moyenne à la semaine 2. Variation moyenne à la semaine 6 a. Variation moyenne à la semaine Quatre de ces huit patients continuaient à présenter un bénéfice clinique. Capacité cystométrique maximale ml. Variation moyenne à la semaine 6 b. Pression maximale du détrusor lors de sa première contraction involontaire cmH 2 O. Score total I-QOL c,d. Propriétés pharmacocinétiques. Il y aurait peu de distribution systémique après administration de doses thérapeutiques.

BOTOX serait métabolisé par des protéases. Des études cinétiques ont été réalisées en marquant la toxine avec l'iode La radioactivité n'apparaît pas au-delà de 10 millimètres du chemin de l'aiguille.

Des observations comparables ont été faites lors d'injections réalisées dans la partie supérieure de la paupière de lapin.

Service de neurologie

Données de sécurité préclinique. Des administrations répétées à raison d'une injection par mois chez le rat 6 injections et le singe adulte 7 injections et d'une injection toutes les 8 semaines chez le singe juvénile 3 injections provoquent une atrophie et une dégénérescence du muscle et une paralysie respiratoire. Des doses plus élevées ont été associées à une diminution dose-dépendante de la fertilité probablement liée à une paralysie de l'arrière-train du mâle et à une altération du cycle ovarien.

Précautions particulières de conservation. Pour les conditions de conservation du médicament après reconstitution, voir la rubrique 6. Nature et contenu de l'emballage extérieur. Poudre en flacon verre de type I muni d'un bouchon caoutchouc et d'une bague aluminiumboîte de 1. La préparation du produit doit être réalisée dans un local approprié et par du personnel expérimenté afin de minimiser le risque d'incident lors de la manipulation.

Pour reconstituer BOTOX, utiliser uniquement une solution stérile sans conservateur de sérum physiologique solution injectable de chlorure de sodium à 0,9 pour cent. Aspirer une quantité de solvant adaptée à la dilution souhaitée dans une seringue de taille adéquate cf. Nettoyer à l'alcool la partie centrale du bouchon en caoutchouc.

Afin d'éviter la dénaturation du produit, injecter délicatement le solvant dans le flacon et agiter doucement en évitant la formation de bulles.

Ne pas utiliser le flacon si la dépression n'entraîne pas l'aspiration du solvant à l'intérieur du flacon. Une fois reconstituée, la solution obtenue doit être contrôlée visuellement avant utilisation, afin de vérifier qu'elle est limpide, incolore ou jaune très pâle et qu'elle ne contient pas de particules. Toutefois, la solution peut être conservée au réfrigérateur et utilisée dans les 24 heures voir rubrique 6.

Instructions pour la reconstitution dans le traitement des dysfonctions vésicales. Lorsque BOTOX est dilué dans une seringue pour le traitement des dysfonctions vésicales, il doit être utilisé immédiatement.

Solvant ajouté solution stérile sans conservateur de sérum physiologique solution injectable de chlorure de sodium à 0,9 pour cent. Recommandations en cas d'incident lors de la manipulation de la toxine botulinique. En cas d'incident lors d'une manipulation du produit qu'il soit à l'état de poudre ou reconstitué, les mesures appropriées décrites ci-dessous doivent être mises en route immédiatement.

La toxine botulinique est très sensible à la chaleur et à certains agents chimiques. Les surfaces contaminées seront nettoyées avec un matériel absorbant imbibé d'une solution d'hypochlorite de sodium eau de Javelpuis séchées. En cas de bris de flacon, procéder comme indiqué ci-dessus au ramassage méticuleux des particules de verre et à l'essuyage du produit, en évitant les coupures cutanées.

En cas de projection, laver avec une solution d'hypochlorite de sodium eau de Javelpuis rincer abondamment à l'eau. En cas de projection oculaire, rincer abondamment avec de l'eau ou avec une solution ophtalmique de rinçage oculaire.

En cas de blessure du manipulateur coupure, autopiqûreprocéder comme ci-dessus et prendre les mesures médicales appropriées en fonction de la dose injectée. Les aiguilles, les seringues et les flacons, qui ne doivent pas être vidés, seront placés, après usage, dans des récipients adaptés qui devront être incinérés.

Le matériel contaminé tissu absorbant, gants, débris d'ampoule doit être placé dans un sac intraversable et éliminé par incinération. En outre, on commence à connaître les effets de la BoNT-A sur la conduction sensorielle perception des douleurs.

La BoNT-A est de plus en plus utilisée comme thérapie intravésicale locale chez des patients présentant une hyperactivité neurogène. Les muscles lisses et la transmission cholinergique des glandes sudoripares sont bloqués pendant six à neuf mois. Après cette période, la synapse retrouve son activité originelle. La prise en charge clinique des patients avec des troubles spastiques focaux implique toujours une collaboration multidisciplinaire.

Un accord doit être trouvé entre les objectifs du thérapeute et les attentes du patient. Ces produits se différencient les uns des autres par leurs unités de dosage. La toxine botulique en neuroréhabilitation — utilité actuelle Christian Kätterer. Rev Med Suisse ; volume Téléchargez le PDF.