5 regimes de bens

Jean-Jacques Frank, Amsterdam Publié jeudi 13 avril à Mais le groupe a des espoirs avec ces nouvelles acquisitions. Des calories en pagaille et un programme de régime: le menu d'Unilever a de quoi rendre schizophrène n'importe quel observateur. Pourtant, ces deux rachats obéissent à la même logique d'investissement dans des produits à forte croissance de ventes.

Depuis plusieurs années, Unilever a du mal a augmenter de façon satisfaisante son chiffre d'affaires et ses marges bénéficiaires. D'autre part, Unilever va purement et simplement abandonner les trois quarts de ses marques: de à dans le monde! Les deux derniers rachats s'inscrivent dans ce cadre. Depuis marsMohammed ben Salmane conduit les opérations militaires saoudiennes au Yémen contre les houthis [ 10 ].

Animal hybride fantastique

Il est l'objet de critiques concernant sa politique intérieure dans le royaume et l' opération militaire Restaurer l'espoir dans la guerre civile yéménitenotamment de la part du journaliste Jamal Khashoggi [ 17 ][ 18 ]. Sa position est remise en cause en raison de son implication présumée dans l'assassinat de celui-ci, survenu le 2 octobre à Istanbul [ 19 ].

Le 29 avrilà la suite de la mise à l'écart du prince héritier Moukrine ben Abdelaziz et à son remplacement par Mohammed ben Nayefministre de l'IntérieurMohammed ben Salmane est nommé vice-prince héritier du royaume et second vice-Premier ministre [ 20 ]. La même année, Mohammed ben Salmane fonde la fondation MiSKdont il devient le président du comité exécutif.

Le 21 juinà 31 ans, Mohammed ben Salmane est nommé prince héritier par le roi Salmane et le conseil d'allégeance de la famille royale saoudienne en lieu et place de son cousin Mohammed ben Nayef [ 25 ][ 26 ][ 27 ]. Touchée par la baisse du prix du pétrole, l'Arabie saoudite doit réduire le budget de fonctionnement de l'État. Dans le cadre du Programme de transformation nationale lancé en janvierMohammed ben Salmane dresse la feuille de route de plusieurs réformes économiques et sociales qui doivent aboutir à une évolution profonde de l'économie saoudienne vers une économie diversifiée, plus ouverte, industrialisée et modernisée [ 29 ].

Une taxe sur certains produits nocifs pour la santé comme les cigarettes ou les boissons sucrées a également été introduite [ 32 ]. En avrilMohammed ben Salmane rétablit la plupart des bonus et aides aux fonctionnaires [ 33 ].

Président du Conseil des affaires économiques et du développement depuis le 29 avril et président du Conseil suprême de la compagnie Saudi Aramco [ 34 ]il est responsable de la politique pétrolière et économique du royaume.

Creme de jour anti rides sans paraben traduction

En janvierMohammed ben Salmane annonce qu'un projet de privatisation partielle de Saudi Aramco est à l'étude et qu'une décision sera prise dans les prochains mois [ 36 ][ 32 ]. Elle traduit une volonté nouvelle d'ouverture du capital aux investisseurs étrangers [ 37 ][ 32 ].

Il veut notamment favoriser l'accès des femmes au marché de l'emploi [ 42 ].

Les cinémas ou les randonnées sur les sites naturels et archéologiques du pays se développent [ 49 ][ 50 ]. Cela suscite toutefois des critiques, notamment sur la personnalisation inédite du pouvoir en Arabie saoudite ainsi que concernant l'emprisonnement de personnalités politiques progressistes et conservatrices [ 3 ].

Pour Stéphane Lacroix, Mohammed ben Salmane a besoin de la légitimation religieuse et ne veut pas briser le pacte entre le prince et les oulémas qui forme la base du système wahhabite [ 52 ].

Les princes gouvernent en toute indépendance et les ulémas ne se mêlent pas de politique et soutiennent les décisions des princes, en échange de quoi ces derniers sous-traitent aux religieux la définition de la norme religieuse et surtout le contrôle de la société par la norme religieuse.

MBS ne veut pas supprimer la place des religieux, mais les mettre sous la tutelle du politique. Le soir même, la commission fait arrêter 4 ministres, 11 princes dont le milliardaire Al-Walid ben Talal [ 53 ]et des dizaines d'anciens ministres, fait limoger les chefs de la Garde nationale et de la Marine, et fait immobiliser des jets privés à Djeddah afin d'éviter des fuites hors du territoire [ 54 ].

Les enquêtes de la commission concernent entre autres la gestion des inondations meurtrières qui ont dévasté la ville de Jeddah en [ 55 ]. Le même jour, l'hôtel Ritz-Carlton de Riyad est réquisitionné par le gouvernement pour servir de prison de luxe aux personnalités arrêtées [ 56 ].

Entre novembre et févrierun bon nombre d'entre elles sont libérées au terme d'arrangements consistant à rembourser le Trésor saoudien des sommes dont les autorités s'estiment flouées [ 57 ].

Mohammed ben Salmane

Selon le Wall Street Journalle gouvernement saoudien aurait visé des liquidités et des actifs d'une valeur allant jusqu'à milliards de dollars [ 58 ]. Les arrestations ont abouti à la mise à l'écart définitive de la faction du défunt roi Abdallah et à la consolidation complète par Mohammed ben Salmane du contrôle des trois branches des forces de sécurité, faisant de lui l'homme le plus puissant d'Arabie saoudite depuis son grand-père, le premier roi, Ibn Séoud [ 59 ].

Mohammed ben Salmane a entamé, à partir de son accession aux pleins pouvoirs, une politique de répression féroce, visible au travers de la hausse des décapitations 48 rien que pour les quatre premiers mois demais aussi et surtout au travers des arrestations et détentions arbitraires de militants des droits de l'homme [ 60 ].

Il est également accusé d'être le commanditaire de l'assassinat du journaliste Jamal Khashoggidémembré en Turquie par un commando de militaires saoudiens [ 61 ]. Pendant une visite du Roi Salmane en Égypte enMohammed ben Salmane se fait donner le titre de vice-roi par les médias d'états, chose jugée inhabituelle par certains observateurs. Le SNJT Syndicat national des journalistes tunisiens et une dizaine d'organisations, dont la Ligue des droits de l'Homme ou l'Association des femmes démocrates ATFD ont dénoncé la visite du prince héritier en Tunisie en appelant à des manifestations [ 67 ].

En visite en Argentine, le 28 novembredans le cadre de la G20l'ONG Human Rights Watch porte plainte contre le prince héritier pour son implication dans le meurtre de Jamal Khashoggi [ 68 ][ 69 ]. Il fait préparer par ses généraux un plan d'invasion de l'Iran [ 70 ].

L'intervention saoudienne au Yémen en est en partie présentée comme le résultat de la politique personnelle [ 71 ] du prince héritier [ 72 ]cette guerre lui permettant d'asseoir sa stature de ministre de la Défense et d'homme d'État [ 73 ][ 74 ]. Depuis, les échecs de la coalition ont fragilisé sa position notamment vis-à-vis des États-Unis [ 75 ]. Les critiques vis-à-vis de la coalition sous la direction du prince héritier se sont accrues à mesure que la presse internationale dévoilait l'ampleur des souffrances des populations civiles.

La coalition est ainsi accusée, du fait des nombreuses mesures économiques punitives visant à saper les rebelles houthis, d'avoir aggravé la situation des civils et d'être en partie responsable de la crise alimentaire qui touche le pays [ 76 ].

Le 4 novembreSaad Hariri, le Premier ministre libanais, annonce sa démission depuis Riyad [ 79 ].