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Les sommes ainsi collectées s'ajoutent au financement déjà existant des campagnes promotionnelles de l'État. Dès marsdes normes nutritionnelles communes à l'ensemble de la restauration en milieu scolaire sont définies. Les distributeurs automatiques d'aliments sucrés et gras sont retirés des écoles en Le gouvernement français souhaite d'ailleurs améliorer la qualité nutritionnelle de l'offre alimentaire dans la restauration de toutes ses institutions publiques : hôpitaux, maisons de retraite, écoles etc.

Ainsi la France consacre dès 47 millions d'euros à sa nouvelle politique de nutrition. Rechercher dans ce site. Les causes de l'obésité. Les conséquences de l'obesité. Eur J Clin Nutr ; 50 : Les DER dépendent principalement de la masse maigre.

L'augmentation de la masse maigre qui accompagne selon des proportions variables, celle de la masse grasse chez le sujet obèse explique l'augmentation des DER en fonction de la corpulence [ [ 97 Who. Energy requirements and dietary energy recommendations for children and adolescents 1 to 18 years old. En revanche, la sédentarité est considérée comme un des principaux facteurs en cause. Relationship of physical activity and television watching with body weight and level of fatness among children : results from the Third National Health and Nutrition Examination Survey.

JAMA ; : Le bilan énergétique doit être analysé en fonction de l'histoire pondérale du sujet, c'est-à-dire en tenant compte du facteur temps. Rappelons d'abord quelques évidences. Lorsque les apports sont égaux aux dépenses, le bilan est dit équilibré figure 1. Lorsque les apports sont supérieurs aux dépenses, l'excès d'énergie est stocké sous forme de triglycérides dans le tissu adipeux [ [ 79 Rosenbaum M, Leibel RL.

En effet les possibilités de stockage pour le glycogène, et les protéines sont limitées. En revanche, l'augmentation de la masse grasse peut être considérable. Lors de la phase de constitution de l'obésité, ou phase dynamique, le bilan énergétique est nécessairement positif figure 1.

La prise de poids sera d'autant plus rapide que l'excès de l'apport énergétique est important. Longitudinal study of energy needs : an appraisal of revised estimates for the dietary energy needs of children through to adolescence. In : Feeding from toddlers to adolescence. Ballabriga A, Éd. Click here to see the Library ] ]! Mais ces 50 kcal peuvent aussi correspondre à la différence que représente le coût énergétique de 15 minutes de marche rapide, par rapport à la même période de temps passé assis devant la télévision, pour un adolescent de 60 kg [ [ 96 Whitehead RG, Alison AP.

Lorsque le bilan énergétique est à nouveau équilibré mais à un niveau supérieurl'augmentation de la corpulence cesse ; on parle alors de phase d'état ou statique de l'obésité.

Pourquoi avons-nous tant de mal à équilibrer ce bilan? Le comportement alimentaire joue donc un rôle crucial Les jeunes enfants 2 à 5 ans sont capables d'adapter leur prise alimentaire de façon à équilibrer leur bilan énergétique sur une période de quelques jours [ [ 15 Birch L, Fisher JO.

Development of eating behaviors among children and adolescents. The variability of young children's energy intake. N Engl J Med ; : Le comportement alimentaire humain. Approche scientifique. Institut Danone, Bruxelles, Il semble que progressivement l'environnement familial et socioculturel exerce une influence défavorable sur les capacités d'adaptation de l'enfant.

En grandissant l'enfant aurait un comportement alimentaire de moins en moins spontané [ [ 12 Bellisle F. Click here to see the Library ] ] et utiliserait moins les signaux physiologiques de la faim et de la satiété pour se conformer aux usages de la vie en société vider complètement son assiette, manger à heures fixes Le stress ou d'autres facteurs psychologiques comme la répétition inappropriée de régimes hypocaloriques ont probablement des effets défavorables à ce niveau chez l'adulte.

La balance d'un macronutriment peut être définie comme la capacité de l'organisme à ajuster les apports et les dépenses [ [ 5 Astrup A, Raben A. Obesity : an inherited metabolic deficiency in the control of macronutrient balance? Eur J Clin Nutr ; 46 : Click here to see the Library ][ 99 Ziegler O. Control of human appetite : implications for the intake of dietary fat. Annu Rev Nutr ; 16 : Click here to see the Library ] ] d'une part et sur celle de l'oxydation des substrats énergétiques d'autre part [ [ 46 Hill JO, Prentice AM.

Sugar and body weight regulation. Leurs principales caractéristiques sont rappelées dans le tableau I. La densité énergétique semble jouer un rôle prépondérant dans la régulation de la prise alimentaire [ [ 35 Drewnowski A. Energy density, palatability, and satiety : implications for weight control.

Nutr Rev ; 56 : Energy density and its role in the control of food intake : evidence from metabolic and community studies. Appetite ; 26 : Energy density but not fat content of foods affected energy intake in lean and obese women. Am J Clin Nutr ; 69 : Covert manipulation of the ratio of dietary fat to carbohydrate and energy density : effect on food intake and energy balance in free-living men eating ad libitum.

Am J Clin Nutr ; 62 : En effet plus un aliment est riche en énergie, meilleure est sa palatabilité et plus faible est son pouvoir satiétogène tableau II. De nombreuses études ont montré que les apports énergétiques augmentent avec la densité énergétique des aliments [ [ 70 Prentice AM, Poppitt SD.

Importance of energy density and macronutrients in the regulation of energy intake. La teneur en eau et en fibres de l'aliment a l'effet contraire figure 2. Le devenir de l'excès d'énergie ingérée varie en fonction du macronutriment considéré et des capacités de stockage de l'organisme.

Lorsque celles-ci sont faibles comme pour les glucides ou modérées comme pour les protéines, l'excès de nutriments est oxydé [ [ 97 Who. Ainsi la balance des glucides et celle des protéines sont-elles parfaitement auto-régulées. Failure of dietary fat intake to promote fat oxidation : a factor favoring the development of obesity. Am J Clin Nutr ; 50 : Role of fat oxidation in the long-term stabilization of body weight in obese women. Am J Clin Nutr ; 55 : Dietary fat, genetic predisposition, and obesity : lessons from animal models.

Fat as a risk factor for overconsumption : satiation, satiety, and patterns of eating. J Am Diet Assoc ; 97 : S Passive overconsumption. Fat intake and short-term energy balance. Ann N Y Acad Sci ; : Click here to see the Library ] ] est essentiellement liée à la densité énergétique de ces aliments [ [ 76 Rolls BJ. Carbohydrates, fats, and satiety.

Click here to see the Library ][ 33 Drewnowski A. Energy intake and sensory properties of food. Click here to see the Library ][ 34 Drewnowski A. Why do we like fat? Leur effet satiétogène est décrit comme plus faible que celui des glucides ou des protéines [ [ 97 Who.

En effet, les signaux métaboliques déclenchés par la consommation d'un repas riche en lipides ne sont pas assez puissants ou apparaissent trop tard pour limiter la poursuite de la prise alimentaire par un effet sur le rassasiement, alors qu'à l'inverse leurs propriétés sensorielles stimulent l'appétit [ [ 20 Blundell JE, Lawton CL, Cotton JR, MacDiarmid JI. Le coût de l'utilisation des lipides est faible absorption intestinale, transformation, stockage. Métabolisme énergétique. Comme nous l'avons vu, l'oxydation des lipides n'augmente pas quand les apports alimentaires sont élevés, contrairement à ce qui est observé pour les autres nutriments [ [ 83 Schutz Y, Flatt JP, Jequier E.

La seule solution pour l'organisme est donc de stocker l'excédent calorique sous forme de triglycérides dans le tissu adipeux. Il en résulte une augmentation de la masse grasse, mais aussi secondairement de la lipolyse adipocytaire qui permet l'utilisation des acides gras comme substrats énergétiques, notamment par le muscle. En effet l'oxydation des lipides est corrélée à la masse grasse, comme l'ont montré plusieurs études chez l'adulte ou l'enfant [ [ 58 Maffeis C, Pinelli L, Schutz Y.

Increased fat oxidation in prepubertal obese children : a metabolic defense against further weight gain? J Pediatr ; : Un nouvel état d'équilibre est atteint lorsque l'augmentation du taux d'oxydation des acides gras endogènes, correspond à l'excès de lipides ingérés figure 3.

Les différents types d'acides gras ont probablement des effets différents sur les processus d'hypertrophie et d'hyperplasie du tissu adipeux selon des hypothèses récentes. Les lipides qui ne sont pas oxydés sont stockés dans l'adipocyte qui augmente de taille. Polyunsaturated fatty acids, membrane function and metabolic diseases such as diabetes and obesity. Un concept récent vient d'être vérifié. Genotype and diet effects in lean and obese Zucker rats fed either safflower or coconut oil diets.

Proc Soc Exp Biol Med ; : Click here to see the Library ] ] : les AGPI linoléate donnés à la période critique de mise en place du tissu adipeux favorisent l'hyperplasie de ce tissu chez le jeune rat, alors que l'apport d'AGS acides laurique, myristique et palmitique provoquent l'hypertrophie des adipocytes.

Les AGPI et leurs dérivés sont actuellement considérés comme de véritables facteurs adipogéniques, car ils se comportent comme des ligands pour un facteur de transcription nucléaire impliqué dans la différentiation des pré-adipocytes en adipocytes, le PPAR. Evolution of the application of nutrition in French nursing infants. Comparison of two national investigations performed in and Bull Acad Natl Med ; : Consommation alimentaire des nourrissons et des enfants en bas âge en France en Arch Pediatr ; 6 : Le lait maternel est riche en AGS et relativement pauvre en acide linoléique par rapport aux laits pour nourrissons ou laits de 1.

Laits pour nourrissons et laits de suite. Breast feeding and obesity : cross sectional study. Brit Med J ; : Cette hypothèse mériterait donc d'être étudiée! La consommation de glucides à saveur sucrée ne semble pas constituer un facteur de prise de poids, en dépit de son augmentation au cours de ces 50 dernières années [ [ 31 Debry G.

Glucides à saveur sucrée, édulcorants et santé. Volume 1 : Sucres et santé, vol.

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Il existe même une relation négative entre la consommation de saccharose et la prévalence de l'obésité chez les enfants et chez les adultes [ [ 19 Blundell JE, Green SM. Effect of sucrose and sweeteners on appetite and energy intake. De plus, de grandes enquêtes ont montré que la consommation de sucres simples diminue quand celle de lipides augmente [ [ 46 Hill JO, Prentice AM.

Néanmoins les aliments à la fois riches en graisses et en sucres, qui ont une excellente palatabilité, une densité énergétique importante, et par conséquent un effet satiétogène faible, favorise vraisemblablement le développement de l'obésité [ [ 31 Debry G. Extrinsic sugar as vehicle for dietary fat.

Lancet ; : Les aliments à index glycémique élevé pourraient favoriser l'hyperphagie des sujets obèses comme le suggère par exemple l'étude de Ludwig. High glycemic index foods, overeating, and obesity. Pediatrics ; : E Click here to see the Library ] ] chez l'adolescent. Enfin il faut souligner le rôle potentiel des boissons sucrées non édulcoréesdont la consommation peut être importante, et plus généralement celui des aliments liquides.

Tout se passe comme si leur densité énergétique était moins bien pris en compte dans les mécanismes de régulation que celles des aliments solides [ [ 12 Bellisle F. En ce qui concerne l'utilisation des glucides par l'organisme, il est maintenant bien établi que l'excès énergétique apporté par ces nutriments n'est pas converti en graisses, à moins que l'alimentation soit très pauvre en lipides [ [ 97 Who. La lipogenèse. De novo lipogenesis in humans : metabolic and regulatory aspects.

Quand les apports en glucides augmentent, l'oxydation de ces macronutriments augmente aussi, fournissant de l'énergie ; par conséquent, l'organisme n'a pas besoin de mobiliser ses réserves et l'oxydation des acides gras libérés par le tissu adipeux diminue.

La régulation du bilan azoté est précise. Lorsque les apports sont supérieurs aux besoins, l'excès est oxydé [ [ 97 Who. Il poison k botox pas possible d'augmenter le capital protéique en dehors de limites physiologiques relativement étroites.

L'apport alimentaire de protéines ne semble donc pas jouer un rôle particulier dans la genèse de l'obésité. Pourtant, les travaux de Marie Françoise Rolland-Cachera.

Int J Obes ; 13 : Increasing prevalence of obesity among year-old males in Sweden : evidence for early determinants. Acta Paediatr ; 88 : Click here to see the Library ] ] suggèrent que les apports en protéines ont un rôle propre sur le développement de l'adiposité au cours des premières années de la vie.

Or ce paramètre de l'évolution pondérale, que M. Early adiposity rebound and the risk of adult obesity. Pediatrics ; 10 : E5-E5. Click here to see the Library ] ] aux USA. Les aliments pour nourrissons et jeunes enfants sont riches en protéines et pauvres en lipides notamment les laits, les préparations lactées et les petits pots [ [ 28 Comité de Nutrition de la Société Française de Pédiatrie.

Besoins en protéines des nourrissons et des enfants en bonne santé. Arch Pédiatr ; 4 : Click here to see the Library ][ 91 Vidailhet M. Les mécanismes en causes sont encore hypothétiques ; une consommation importante de protéines pourraient augmenter la production de facteurs de croissance comme les IGF1, qui pourraient favoriser l'hyperplasie du tissu adipeux, mais cela reste à démontrer [ [ 73 Rolland-Cachera MF, Deheeger M, Bellisle F.

Lorsque l'alimentation de l'enfant se diversifie et s'enrichit en lipides la taille de ces petits adipocytes augmente L'alcool ne peut être stocké par l'organisme, il doit donc être oxydé rapidement de façon à limiter ses effets toxiques.

Short-term effects of alcohol consumption on appetite and energy intake. Physiol Behav ; 60 : Effect of alcohol on postmeal fat storage. Am J Clin Nutr ; 59 : The effect of ethanol on fat storage in healthy subjects. Click here to see the Library ] ] ; enfin l'alcool a un effet désinhibiteur sur le contrôle de la prise alimentaire.

En revanche chez l'alcoolique chronique, la consommation alimentaire est faible et l'alcool est oxydé en partie dans le système MEOS microsomal ethanol oxidation system qui produit de la chaleur et non de l'ATP, contrairement à l'alcool déshydrogénase.

Il en résulte une perte pondérale. Des phénomènes de conditionnement permettent au nourrisson d'associer les caractéristiques sensorielles d'un aliment aux signaux physiologiques qui en suivent l'ingestion [ [ 12 Bellisle F.

Click here to see the Library ][ 16 Birch LL. Development of food preferences. Annu Rev Nutr ; 19 : Cet apprentissage concerne les goûts, les mécanismes de l'appétit et du rassasiement et le plaisir de manger [ [ 12 Bellisle F.

Les enfants ont une certaine préférence pour les aliments sucrés et gras, parce qu'ils ont appris à choisir les aliments à densité énergétique élevée pour satisfaire leurs besoins énergétiques, tout spécialement lorsqu'ils ont faim [ [ 16 Birch LL.

Ce processus est destiné à favoriser la croissance. Mais il a aussi été démontré que le goût des enfants pour les aliments riches en lipides, de même que la consommation alimentaire de lipides de ces enfants étaient corrélés à l'indice de masse corporelle IMC des parents [ [ 38 Fisher JO, Birch LL. Fat preferences and fat consumption of 3- to 5-year-old children are related to parental adiposity. Les études Eurostat reportent des valeurs sensiblement inférieures aux autres études.

Elles sont donc ignorées dans ce calcul. L'obésité augmente au même rythme à travers toutes les tranches de la population, mais elle est - et reste - plus prévalente chez les plus âgés.

L'étude du BEH utilise des catégories d'ages différente s,etc. Les résultats sont donc difficilement comparables. L'étude du PNNS de consacre une section sur l'obésité chez les enfants de ans [ 4 ]. L'étude ne constate pas de différence significative entre garçons et filles. La prévalence de l'obésité n'évolue pas non plus selon la classe d'age. La prévalence du surpoid chez les garçons augmente entre les ans et les ans. Dans ces différents cas, si l'obésité est inversement corrélée au niveau de vie, l'augmentation de l'obésité touche indifféremment toutes les catégories socio-professionnelles.

L'obésité concerne également les hommes et les femmes. Le surpoids, cependant, est un problème plus fortement masculin que féminin. A l'inverse, la maigreur atteint plus fortement les femmes que les hommes. Ces conclusions ne se maintiennent cependant pas dans l'étude du BEH, où l'obésité masculine est mesurée comme légèrement supérieure à l'obésité féminine.